Lundi 30 mai 2005 1 30 /05 /Mai /2005 00:00

 

 

 

                                HURLEMENTS(ou le cochon d'inde est d'or!)

 

Un surfeur en terres Autrales

a pris une vague sublime

et a dansé comme une main

qui molement banale

suivrait du geste un hymne

ou un quelquonque refrain

et comme la vague vivante

et hargneuse comme

pour se venger

ou suivre non l'andante

mais la philosophie de l'homme

qui savament donnait l'étrangeté

de son savoir sur le vol

zélé du papillon, Lao Tseu

depuis deux jours actualisé

morbide et gigantesque rôle

repris par une vague/ feu

de colère qui ravage au nez

et à la barbe des uns-puissants

Ô mes pays d'attavisme si jolis

humains pis que chiffons froissés

écrasés , malmenés, et hurlants

pour un enfant roi ou dieux pétris

par une boue de sel aux navires éventrés

du fond des abysses remontée

horloge folle du temps suspendu

sur des peurs , des pleurs inconsolés

des corps mous et morts rendus

contre des bras ouverts, des yeux fermés

choses choyées pourtant en tourmente

et adorées contre des poitrines creuses

d'attente et d'espoirs en lente

prossecion fardeaux lavés

aux eaux de sang des larmes boueuses

édifices fragiles des hommes fiers

de tous les pouvoirs sûrs,

les dieux et la nature se liguèrent

ce jour là pour remettre les mesures.

Hurlez humains de vos conquètes

de vos soifs jamais assouvies

de vos plans sur les comêtes

de vos reves incongrus

"je sais je veux je peux"

mots comme phénomènes

oubliez vos pouvoirs vos "j'ai, voulus,us"

car vous ne respectez rien et peureux

ne pouvez qu'ètre devant la soudaine

furie rebelle de Nature.

Des sciècles sont passés

et les hommes trop sûrs

ont voulu plus encor;

;comme ombres à peine esquissées

ils crayonnent de leurs pas saumures

des tas de prières et sortent leurs ors.

Mais la vague est passée

sur les chagrins des enfants

martyrs à vie d'esclaves

pour effacer leurs peines niées.

Les enfants d'orient restent posés

dans une mort délivrance, qui lave

toutes les imfâmies, l'occident s'est levé

pour une bonne conscience contre deux

ou trois billets, continue a acheter des tapis

des bijoux,et aussi des enfants tristes

mais dociles pour de malsains jeux...

mes origines au quart, de colère se raidissent

de ces faux semblants, ces faux amoureux

de ces orients balayés et lavés des dénis,

par une Vague non profane

quoiqu'on en dise en occident

et qui par un geste de terre mère furie

ne sait pas encor ,:comme une mane

l'occident va encor compter par cent

et milles milles les douleurs

en argent d'une catastrophe qui sans

pour sang lave billets et chèques en leures

richesses à refaire sur trois jours de désolation

pour une moitié de planète, poignées avides !

Comptes pour Paul Jacques à l'unisson

traduit en anglais en français en allemands

riches prénoms, calculant déja combien vaut la ride

sur la mer retirée et en grande confusion

d'avoir plus que permit par un geste pourtant

bien concevable, la valse ritournelle

qui fait bouger les uns - puissants

pour à guichet fermé tres fort evaluer de plus belle

le prix de la chaire et du sang !

                                                                                    24/12/04

                                                                                Aude Wie

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Samedi 28 mai 2005 6 28 /05 /Mai /2005 00:00

COLERE et PARDON

 

Il n’y a pas de mots pour dire

Je ne trouve pas les mots a dire

Ceux qui pourraient effacer l’injure

Ceux qui pourraient pansser les blessures

De l’âme tant que celles du corps

Un AMI a été bléssé  laissé pour mort

C’est si dur a enttendre

Si dur de savoir apprendre

Qu’un ami  souffre en silence loin

Et que par décence il ne me joint

Que tard dans ses angoisses et ses peurs

Dans sa tête et sa chair souffrant a pleurs

On voudrait effacer  un AMI

Parce qu’il est different et qu’il vit

Avec un homme quelle honte

Mais en Amour lourd comme fonte

Amour oui et cela gêne les ABRUTTIS

Qui n’osent pas regarder leur vie

Qui lui refuse la verité sur et Sûre

Ce qui les demangent , et en gros durs

Retrouvent une fierté vacillante

Une virilité molle(en gestes et mots) assaillante

Les beaux mâles que voici                       

Aux mains de hargne rougies

Aux grandes gueules veules ouvertes

Sur des mots d’ insultes non muettes

Bien portées comme les coups

Sur des proies faciles miroirs

En flou de leur propre histoire !

……..que jamais ils n’accepterons de voir !

 

Je hurle ma colère et j’y plante les dents

Je vous mords et déchiquète jusqu’en dedans

Et je me hurle ma non présence penaud

Mon inneficacité avec de pauvres mots

Non pas comme des excuses mais

Comme des pardons ! Je n’ai su T’AIDER !

                                          

 

                                 àA.J          AUDE WIE

     

Paint inconnu si quelqu'un connait a mettre dans commentaire !merci

 

 

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Vendredi 27 mai 2005 5 27 /05 /Mai /2005 00:00

Je vous invite a decouvrir ce poête irréverencieux mais tres au fait des choses de la vie et d'un talent fou !GEORGES FOUREST (extrait de la Négresse Blonde edition Corti )

 

PHEDRE d'apres  Racine remanié par Georges Fourest (poêtes des années 20/30 et plus )

 

 

 

Dans un fauteuil en bois de cèdre

 

(à moins qu'il ne soit d'acajou),

 

en chemise, madame Phèdre ,

 

fait des mines de sapajou.

 

 

Tandis que sa nourice Oeunone

 

qui jadis eut si bon lait

 

se compose un maintien de nonne

 

et marmone son chapelet,

 

 

elle fait venir Hyppolyte,

 

fils de l'amazose et de son

 

époux, un jeune homme d'élite,

 

et lui dit:" Mon tres cher garçon ,

 

 

"des longtemps, d'humeur vagabonde,

 

"monsieur votre père est parti;

 

"on dit qu'il est dans l'autre monde;

 

"il faut en prendre son parti !

 

 

" sans doute un marron sur la trogne

 

" lui fit passser le goût du pain;

 

"requieascat ! il fut ivrogne,

 

"courreur et poseur de lapin;

 

"

 

"oublier cet époux volage

 

" ne sera pas un gros péché !

 

"Donnez moi votre pucelage

 

"et vous n'en serez pas fâché !

 

 

"vois-tu ma nourrice fidèle

 

"qu'on prendrait pour un vieux tableau?

 

" elle nous tiendra la chandelle

 

"et nous fera bouillir de l'eau !

 

 

"Viens mon chéri, viens faire ensemble

 

"dans mon lit nos petits dodos!

 

"Hein petit cochon, que t'en semble ,

 

"du jeu de la bête a deux dos ?"

 

 

A cette tirade insolite,

 

ouvrant de gros yeux étonnés

 

comme un bon jeune homme Hippolyte

 

répondit, les doigt dans le nez:

 

 

"_Or ça! belle maman , j'espère

 

"que vous blaguez, ence moment !

 

"Moi, je veux honnorer mon Père

 

"afin de vivre longuement ;

 

 

"à la cour brillante et sonore

 

"il est vrai que j'ai peu vécu;

 

"mais je doute qu'un fils honore

 

"son père en le faisant cocu !

 

 

" cos discours , femelle trop mûre,

 

"dégoûterais la Putiphar !

 

"prenez un gramme de bromure

 

"avec un peu de nénuphar!....

 

 

Sur quoi faisant la réverence

 

les bras en anses de panier

 

il laisse la dame plus rance

 

que du beurre de l'an dernier.

 

 

"_ Eh! vas donc , puceau phénomène!

 

"Vas donc châtré, vas donc salop,

 

"va donc, lopaille à Théramène !

 

"Eh ! Vas donc t'amuser Charlot!..."

 

 

Comme elle bave de la sorte

 

de fureur et de rut, voila

 

qu'un esclave frappe à sa porte:

 

"_Madame votre époux est là !

 

 

"Théseus, c'est Théseus!Il arrive!

 

"C'est lui-même: il monte a grands pas!"

 

Venait-il de Quimper, de Brive,

 

d'Honolulu? je ne sais pas,

 

 

mais il entre, embrasse sa femme,

 

la rembrasse en mari galant;

 

aussitôt la carogne imfâme

 

pleurniche, puis d'un ton dolent :

 

 

"_Monsieur, votre fils Hippolyte,

 

"avec tous ces grands airs bigots,

 

" et ses mines de carmélite,

 

"est bien le roi des salogots !

 

 

"plus de vingt fois sous la chemise

 

" le salop m'a pincé le cul

 

" et passant la blague permise ,

 

" volontier vous eût fait cocu:

 

 

"il ardait comme trente Suisses,

 

"et (rendez grâce à ma vertu)

 

"si je n'avais serré les cuisses

 

"Votre honneur était bien foutu !..."

 

 

Phèdre sait compter une fable

 

(tout un chacun le reconnait )

 

Son discours parut vraisemblable

 

si bien que le pauvre benêt

 

 

de Théseus promis à Neptune

 

un cierge(mais chicodondard!)

 

un gros cierge d'au moins une thune

 

pour exterminer ce pendard  !

 

 

Pauvre Hippolyte ! Un marin monstre

 

le trouvant dodu le mangea,

 

puis ...le digéra, ce qui monstre

 

(mais on le savait bien déjà!)

 

 

qu'on peut suivre , ô bon pédagogue,

 

avec soin le commandement

 

quatrième du décalogue

 

sans vivre pôur ça plus longuement !

 

 

                             Georges FOUREST 1940( La Négresse Blonde edition Corti

 

PRESENTE PAR AUDE WIE

PAINT MARZO

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Vendredi 27 mai 2005 5 27 /05 /Mai /2005 00:00

 

 

 

LES GNOU-GNOUS*
 
Roses et poilus,
sont revenus les Gnou-Gnous*.
Un gnou-Gnou rose et velu
ou deux...? me direz vous
qu'est-ce que cela change...?
Cela est certain ...!
mais les Gnou-Gnous chose étrange
sont en groupe  et malins.
Le temps c'est arrondit
et des Gnou-Gnous délicats,mais massifs
viennent en murmures polis
comme des pierres, sur flots hatifs
me rêver,  rose fluorescence ,
des réveils joyeux;
car de rouge garance
mes sommeils sont essieux
de chars antiques
et à souhait baroques.
Les Gnou-Gnous pragmatiques,
sur mes songes interlopes,
roses comme des chérubins
de chapelles ou cathédrales:
gothiques,aux intestins
foies et choeurs et Staint Graal
éttouffent des rires narquois
dans des pelures
qui ma foi,
aux dents dures,
me feraient de somputeux
manteaux, ou emmitouffler
mes mains et mes pieds , deux
par paire...qui,comme essoufflés
se tendent dans des plombs
de sommeil agités, par des Gnou-Gnous
Grands et ronds..petit patapon,
en cadeaux- bijoux- joujoux
livrés, devant mes fenètres chantées,
de rues echappées, aux chats et aux rats
car les chiens ,de mon quartier,
droits de citée n'ont pas.
Gnou-Gnous poilés et poilants
sont des bestiaux hardis;
rires d'hommes, ou d'enfants,
ils m'offrent des bouquets de persil
sans tiges, fottants sur des eaux,
et des seaux de larmes
roulés en boules, des sanglots
pour vendre des armes
à de sombres escrocs,
qui vont et trébuchent
de langues et de mots, 
se fendent comme des bûches,
sous les couperets de haches,
pesantes, et malménées,
par des manchots qui marchent
les derniers sentiers,
de guerres, non -dites et non -faites
de planètes invisibles,
de trou noirs, et de mondes en retraite,
commes des vers fusibles,
des jours et des nuits eveillés
de couleurs pâles et ternes,
à des rêves torturés et égrennés
par des doigts que gouvernnent
des cerveaux effilochés
aux circonvolutions d'éternité,
où de Grands Gnou-Gnous roses et givrés
se couchent en coeurs ennamourés.
Les clochers et les rues tintent
des ronrons et de carillons
des maisons hors des plintes
gueulent, qu'elles s'en iront
aux bois,  la lonlère, et à l'eau;
les renards crient de  LONgS
et longs TaÏau ,avec ,ou sans écho.
Je me lève ,en mon antre immobile
et j'écoute l'harmonieux chant,
des Gnou-Gnous volubiles.
Ohé! ...Sont venus les temps,
Ou des épures roses
Eveillent nos aubes moroses
......Les Gnou-Gnous roses et fluorescents
descendent du Grand Pan
sur de pathétiques arcs-en ciel
arrosés d'étoiles et de miel.....
......Demain , je crois est Noel...!
                                                                                                                                        Aude Wie
*
*NB:LEs GNou-Gnous sont d'enormes Bestioles de deux mètres à poils longs soyeux et Roses.

 

                           

UN MONDE TRES GNOU-GNOUS car les Gnou-Gnous ont les yeux partout même dans les plantes vertes qu'ils habillent de rose et nou prêtent volontiers leur jolis yeux!AW

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Mardi 24 mai 2005 2 24 /05 /Mai /2005 00:00

 

 

Une préface un ecrit un recit un bout de mon delire ! Pour quoi faire?

 

Un jour, on toqua à ma porte. Vu l'heure qu'il faisait, je me convainquis qu'il s'agissait d'un Témoin de Jéhovah, cette espèce en voie d'inanition intellectuelle. Je ne me pressai point d'aller répondre, une rôtie au beurre de pinotte dans une main et un café dans l'autre. C'était petit matin - potron-minet pour ne rien vous cacher. J'eus été en campagne que j'aurais entendu chanter le coq, c'est pour vous dire comme il était tôt, d'un tôt qualifié de matinal - et le mot est faible, mais on n'en connaît pas mieux.

J'ouvris - car c'est à cela qu'une porte fermée sert, à être ouverte. Il y avait devant moi, c'est-à-dire mes yeux qui s'ouvraient à peine à la nouvelle réalité quotidienne, un homme. Excusez la longueur de l'apostrophe. (C'est que j'écris n'importe quoi pour remplir l'espace dévolu, en principe, à un truc que je NE veux PAS écrire - cé plat, un ecrit de commande, si, cest du placotage savant et insipide, j'préfère quand le livre y commence dret là, niaiserie de préface , de posface, c’est qui le celui qui a inventé ça, à la fin??)

Cet homme m'a souri. C'eut été une jolie fille, j'aurais compris et je me serais senti avenant sur-le-champ, la pointe de mes pantoufles sur le seuil de la porte - comme il siet à quiconque sait recevoir, peu importe l'heure, et même la conjoncture des planètes (même à Big Sur !! - mais là, c'est trop de subtilité, qu'on me pardonne, c'est mon côté hippy qui  rote son érudition... ce qui en soi est contradictoire en pas pour rire!! merde! je me sens déphasé, ô secours, à l'aide, help et bouée de sauvetage).

Cet homme m'a dit, puisqu'il était là pour dire:

- Bonjour.

Ce qui était de circonstance. Aux étrangers, on dit « Bonjour » et on attend leur réponse. La mienne ne vint pas. Je dois vous dire: j'avais autant répondre « Bonjour » à un bonjour que je n'ai pas souhaité que d'avoir à écrire un recit à un livre pour lequel je ne détiens aucune responsabilité - ni de copyright (alors, je vous le demande, où est mon intérêt??).

Je me rendis compte que l'hombre attendait. Que je réponde à son bonjourement. Il était poli, pas moi. J'étais au sortir de mon lit. Nuance. Mais lui s'en foutait, à l'évidence. Ça rime. Ça va bien. Lâche pas la patate, mec!

En somme. Hé hé. Poupée. Non! C'était un n'homme. Je fis taire mon désir.

- Vous désirez? lui demandai-je, sans penser à mal, mais déjà inconséquent, mon côté femelle était mieux réveillé que ma partie mâle.

- Dieu m'a dit: C.TA.C me doit un ecrit. Est-ce vous?

- Euh... Si moi je suis Dieu??

- Non. Est-ce vous, C.TA.C?

- Euh... Euh... Oui! Ai-je bien répondu?

- Vous me devez une ecrit?

- Ah bon?

- Ah oui! Dieu l'a dit.

- De quoi il se mêle?

- Il a créé l'Univers.

- Grand bien lui fasse!

- C'est-à-dire TOUT!

- Ah... Tout?

- Mais tout. Tout à fait tout.

- Il n'a pas créé l’ecrit que vous êtes venu me quémander?

- ?? Tiens! non!

- Dieu aurait des limites?

- C'est ridicule!

- J'en conviens!

- Que faire?

- Non, non! Que NE PAS faire!

- ... J'écoute!

- Vous vouliez que je vous écrive un truc style recit ou autre ?

- C'est ce que Dieu me demanda de vous demander. Pardonnez-moi!

- Dieu aurait-il OUTREPASSÉ ses limites?

- Je m'interroge!

- Vous faites bien!

- Si Dieu a des limites, mais que sont les miennes?

- Diablement limitées!!!!

- J'en ai peur!

- Quand on a peur, que fait-on?

Mon visiteur a réfléchi à ma question bien intelligente - excusez-moi, elles me viennent tout naturellement, je ne fais pas exprès, je dois être né intelligent, tout bonnement, donc condamné à l'être, tout simplement. Mon visiteur matinal, poltron car de potron-minet (tout se tient, avouez), trouva une réponse qui était contraire à son sentiment , car il me répondit:

- Quand j'ai peur, je prends mes jambes à mon cou!

- C'est-à-dire?

- Je me sauve, le diable au cul!

L'expression « le diable au cul » me ramena, ce matin-là, quelques années en arrière. En fait, beaucoup d'années. Tellement d'années que je me sentis retourné dans une vie antérieure. En fait était-ce ma jeunesse. Merde! La jeunesse est-elle une vie ANTÉRIEURE à ma vie actuelle?

La question me boulversa. Me renversa. D'ailleurs, je tombai sur le cul - dont il était question à ce moment-là. Ce voyant, mon visiteur, ce Témoin, décida qu'il n'avait rien vu. Car si sa Bible avait réponse à tout, il était nulle part écrit une réponse à ce qu'il advint sous ses yeux, un quidam s'évanouissant pour une raison incongrue, donc inacceptable.

Ces Témoins-là n'ayant aucun sens de la responsabilité, ne sachant qu'obéir sans jamais prendre d'initiative, il m'abandonna à ma posture neantissime.

Quand je constatai qu'il était parti, curieusement, je retrouvai mes moyens et ma station debout - comparable à celle du singe, vous me direz, sauf que je savais être un singe debout, contrairement à mon cousin darwinien qui n'a de conscience que la banane qu'il digère, et encore, les enzymes ne le tiennent pas au courant de leurs travaux … !

Retournant m'asseoir à la table pour compléter mon déjeuner (que je n'avais pas commencé encore - toujours mon côté féminin qui m'inspirait... ah ah ah!), je me souvins que j'avais un Truc à écrire pour satisfaire un décideur qui croyait a certains ecrits, alors que je les avais en horreur. Que faire? me suis-je demandé en me rendant à la cuisine d'où j'étais parti quelques minutes plus tôt, avant que l’ Homme Temoin me ronronne à l'âme l'obligation d'être crédule car victime (contraire à décideur, quoi - mais vous l'aviez compris, n'est-ce pas?).

Je remplis mon bol de céréale en souriant en coin. Je n'allais pas écrire le machin demandé. Je serais rebelle! Cette jeunesse envolée, je la retrouvais tout à coup dans cet élan de révolte. Enfin, je savais dire NON!

Mieux, je hurlais NON!!!! et j'en étais bien heureux. J'osais et cela me convenait.

Il me restait à téléphoner à mon client et le lui dire dans mes mots, ce non-là...

J'ai senti que j'allais mal digérer mes céréales...

 

AUDE WIE/C.TA.C (avec un collectif )

Paint Dygitalbasphemy

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