SINGING IN THE RAIN
La chevelure du ciel laisse tomber ses franges de nuages. La pluie change les formes. Le sable a quelque fois des humeurs océanes. Lorsque la pluie dérape, les routes se mettent à tourner comme les roues folles d?un vélo. Des éoliennes liquides crachent des vagues de vent. Ce n?est pas la foi qui déplace les montagnes, c?est la vitesse des atomes, la lenteur du temps, la kinésie de l?air. Les montagnes ne sont qu?un semblant d?équilibre. Il y a dans chaque chose le germe d?une idée, le c?ur d?une châtaigne, une amande intime au c?ur de l?isolement, un noyau d?espérance dans les écales amères.
On ne voit pas la pluie. Elle nage dans nos yeux. Elle aveugle les bêtes. C?est comme un gros chagrin, un enfant qui pleure sans savoir pourquoi, un cheval qui hennit pour une avoine bleue. Une seule goutte est comme le niveau qui sert au maçon. On ne lutte pas contre la pluie. On se couche avec elle. Même la terre étire ses biceps pour se laisser toucher.
On n?affronte pas la pluie. On accompagne ses murmures, ses râles, ses chansons. Même en courbant la tête, on s?enfonce dans le ciel. La pluie est si fragile, on ne peut la briser. Quand on s?habille de pluie, on se retrouve nu. Les saules ne pleurent pas, ils chantent sous la pluie.
On ne vainc pas la pluie. Elle ajoute à la terre le mouvement des plantes. Elle aiguise les rivières. Elle cherche la lumière dans les trous sur le sol. Elle rassasie les feuilles dans le chignon des arbres. Elle fait rire les pierres et se moque du sérieux. Elle réveille les lézards, la luzerne et le trèfle. Ses gouttes descendent en grappes d?une église liquide. On se laisse dissoudre. On chevauche ses lignes.
On ne distance pas la pluie. De quelque côté qu?on aille, elle présente son dos. Elle annonce le temps sans image ni texte. Elle ânonne son eau sur le bord des lucarnes. Elle verse du soleil dans l?entonnoir végétal. Elle fait rouiller les clous rongés par la mémoire. La pluie est sans pudeur mais se cache pour boire. Le c?ur s?agrandit de son immensité. Elle relie les racines au vol des oiseaux et la pierre aux étoiles.
On n?écrit pas la pluie. Elle grave des virgules dans les phrases du sable. Elle fait fondre la neige et les traces de pas. Elle frappe les rochers, les broussailles, les houx. Ni la ronce ni l?ortie n?échappent à ses doigts. Dans la bibliothèque de la pluie, chaque goutte est un livre. Les fleurs apprennent la lecture à chaque nouvel orage. Tous les jardins viennent boire l?alphabet vertical.
On n?étreint pas la pluie sans verser quelques larmes. Elle égalise les rivières et soude les nuages. Elle distend les silences et dilue les paroles. Elle traverse les ronces sans déchirer sa robe. Elle ouvre une fenêtre dans le coeur des bourgeons et danse de guingois sur les pentis mouillés. Elle coule sur les toits aux paupières d?ardoise. Elle met un baume sur les fougères brûlées, un pansement sur le feu. Ses bulbes de lumière éclaboussent les vagues. Chaque cercle dans l?eau en compose un nouveau.
La pluie quand elle tombe fait des arbres liquides, une lessive qui s?enfle. On reconnaît la vie sous son écorce fluide. La soie de ses pinceaux assouplit l?horizon et plie ses lignes droites. Les yeux fermés, on peut lire sur le sable le braille de ses gouttes. Telle un breuvage d?elle-même, la route se liquéfie. La pluie démasque l?invisible et pénètre la terre par ses mille serrures.
On n?attrape pas la pluie comme un poisson d?eau douce. Son enveloppe rappelle nos nuits amniotiques. Elle fait chanter les arbres, les ruisseaux, l?herbe mauve des prés. Elle suce les pépins au c?ur des pommiers. Elle sucre le pollen au milieu des abeilles. Ses jambes dodelinent sur les pans de falaise. Qu?elle brille comme un pain, le sable s?en nourrit.
TEXTE DE :Jean Marc LaFrenière Presenté par AUDE WIE
Paint Pascal Renoux

Parce que
Les vaches Migrent
en ce moment .
Oh! le Beau fiancé en bas !
Gloire a
nous soment z'a pis
que ce grand escogriffe
se courbe devant les notres ;
Amen!
( paint Digital Blaphemy) Aude WIE /RAZA

geste
seconde
riz amer
velouté de projet
année en moins
année cécité
année
luia
aude wie/raza
....OU LES MEFAITS DE L'ALCOOL SUR LES MARSOUPIOS !
* Je me souviens avoir lu une histoire de kangouroo alcoholique , ca c'est passe dans le Victoria , avant la premiere guerre mondiale , c'etait le temps de la ruee vers l'or les villes etaient peuplees de mineurs , et la population principalement male , des disputes entre mineurs etaient courante et la loi etait fermement maintenue par quelques policiers ,
ils buvaient ferme les mineurs mais la loi etait severe et autorisait la vente d'alcohol l'apres midi pour une heure entre cinq et six et cette heure fut baptisee "The Happy Hour".
ca voulait dire en pratique que tout le monde se trouvait au bistro "pub" (pub est la contraction de publican qui est le proprietaire du debit de boisson) donc tout le monde se trouvait au bistro et achetait tout l'alcohol qu'ils devaient consomer pour la soiree avant la fin de l'heure .
C'est pour ca que lorsque tu rentre dans un pub en Australie , il n'y a aucun bruit car chaqun picole le plus rapidement possible , l'Happy hour a ete abolie dans les annees 60 je pense ...
Aussi il faut bien le dire la population etait pratiquement male et chaqun avait un chien au moins pour la companie . Dans cette ville vivait petit Luc , bien sur ca avait ete donne en derision car petit Luc faisant deux metres quarantes et pesant 160 kg etait construit comme on dis ici un chiotte en briques .
Il etait un peu original car il n'avait pas de chiens mais un kangouroo qui faisait lieu , la bete etait gigantesque , mais il semblait minuscule en comparaison a son maitre , et l'accompagnait au Pub , personne meme le chef de police l'en avait empecher car P'tit Luc avait une meche courte et pouvait passer a travers les cloisons comme si c'etait du papier.
Au cours des sempiternelles beuveries , la bete etait livree a elle meme et commenca a lecher les fonds de verres qui etaient laisse contre le mur de la verandah ou le Publican pouvait les recuperrer plus tard .
Apres quelques temps la bete s'enhardit et se pris a boire directement en fauchant le verre d'un buveur emeche , ce fut tres marrant pendant quelques temps , jusqu'au moment ou il vola le verre du policier en chef . P'tit Luc ou pas le Kangouroo n'avais plus l'acces au pub et fut livre a lui meme dans la rue .
Heureusement pour ce kangouroo ethylique son adorat le mis sur la route de la fabrique de biere . Precisement au nivau du tuyau d'epuration des etuves ou les residus de fermentations etaient vides dans une petite mare .
Notre kangouroo devenu alcholique pu enfin etancher sa soif si l'on peut dire que d'essayer de metre la mare a sec etait suffisant pour ca.
Bien vite il fut un spectacle quand il remontait la rue principale en zig-zagant et rottant des efluves parfumees , pour finalement rejoindre son maitre en fin de soiree .
Le public atendris venait les voir rentrer chez eux bras dessus dessous . Mais il y avait une ombre au tableau car le Kangouroo avait l'alchol mechant et avait tendance terroriser les commercants en entrant par toutes portes ouvertes et aimait casser bibelots , ecraser fruits et legumes et dechirer les cotillons des menageres.
Le chef de police demanda a P'tit Luc de tenire l'animal en laisse , mais il ne le fit qu'une fois , c'etait si marrant de les voirs que la rue etait barree par la populace.
Donc le kangouroo repris ses mauvaises habitudes, La populace c'etant plainte a la police , ce fut un soir un ordre d'arret lance contre le kangouroo , il remontait la rue principale en titubant comme a son habitude et le chef de police , qui lui aussi avait bien bu le summona de se rendre , ce que le Kangouroo repondis par un hoquet et un miasme alcholise, le chef de police que avait degaine son smith&Wesson l'abattit d'une balle en plein coeur.
Ce fut un tableau tragique , lorsque P'tit Luc courrut aupres de la bete et se mis a pleurer , la populace emue etait silencieuse , quand le Publican declara le jour ferier et que les obseques du kangouroo ce ferais apres Happy hour le lendemain.
Il fut enterre en grandes pompes dans un fut de biere et le cortege entra dans la mare ou chaqun du boire un godet de l'elixir du kangouroo .
et de ce jour le jour ferie est respecte dans cette ville dont j'ai malheureusement oublie le nom.*
Signé de mon Austral B'Frere ! presenté par AUDE WIE à90°
Kangourou Belge !
LA VIE RÊVEE des PLANTES VERTES
Je retourne en arrière parce que mon avenir aujourd'huit est bouché par un envahissement de plantes aux noms féroces....
Mon cerveau m'a réveillé en larmes ce matin , et je ne sais quelle attitude prendre , car c'est tres colérique un cerveau qui se lève et qui voit son avenir bouché; d'ailleurs c'est lui qui m'a alerté ....juste a temps pour négocier une sorte de no-man's-land, qui laisse à mon corps rependu la place pour penser .....l
.....les pensées d'ailleurs sauvageonnes aujourd'hui montrent les dents qu'arrive -t-il demandais-je.....? :....Rien!
Juste une envie soudaine et impromptue de faire les connes !!et aussi la bizare impression de manque...;on ne sait pas trop ..mais un manque surement......
Je regarde par le vasistas à peine bloqué par des racines et des tiges molles et apperçois une rangée d'arbres qui n'était pas là hier, en train de bruisser doucement comme chuchoterait un mort à l'agonie....
......ils ont fait fuir les oiseaux de mes habitudes et les papillons collent leurs zéles sur des cailloux pleunichants , car ils n'aiment pas le déplacement ......de reptitude....les cailloux aiment la gelée! ......
.....de coing ou de framboise, les jetées au bords des mers, mais pas la reptation forcée...n'est pas cailloux qui veut et leur sort n'est pas enviable ...
Je m'accroche à un philo pas content du tout ,et je me descends doucement le nez dans les feuilles rouges de colère, l'invisible mur de mes rêves a plantes vertes....ce sont pourtant leurs rêves non? ....alors pourquoi me monopoliser un temps qu'elles savent si précieux en brouilles comme des brindilles dans les cheveux des amoureux qui se sont gavés d"amour par un soir de lune..?
La plante est rebelle ce matin...c'est un fait que ni moi ni ma chambre de bonne ni de mon concierge et mes voisins de palier au tein de chlorophile ne peuvent mettre en doute .... .
....tout juste peut-on comme certain ,faire comme si rien n'avait changé , ignorer cette sourde révolte, qui me résonne dans la tête comme le ferait une clef d'ut...
La mer même ne semble plus bouger et attend d'éventuels renforts de ma part ..elle se la joue belle! comme celle d'un enfant mort-né.....la plage luit au soleil de l'emeraude de cette sourde révolte....mais que ce speace -,il ???Mystère ...(a suivre )
Aude Wie RAZAVIF
La Sève des Mots !Digital Paint (digitalblasphemy.com)








