LE PLUS DOUX POIGNARD(Alain Borne 1971 extraits) poête comtemporain Français
"La vie qui s'écoule dans mon sablier en est a son dernier grain: qu'un souffle passe et je ne suis plus .
La roue de vivre passe sur mon corps vivant . Elle n'est pas d'osier fleiri mazis de fer rouge. Ce n'est pas un cerveau d'enfant mais la roue d'un char et dedans seulement des entrailles sans visage perdues de sang féminin.
L'air est plein d'arbres, les branches ont mis à sac la sève et bercent de feuiles les vents indécis.
Vie verte de l'air, j'entends des pas , je vois des robes , j'apprends des seins.
Rien ne m'apaisera que la chambre et le sexe au centre de la croix.
J'irai a lui par les chemins de la fleur, mes mains sont ivres de peau, autant d'absence que de présence, mes yeux n'ont pas à se fermer pour brûler d'images, mers yeux n'ont pas à se poser pour ameuter mon sang vers le seul grand geste qui ne soit point un meurtre.
*
Ce n'est pas drôle de se dire que tout est fini de ce qui valait le peine de vivre.
Ce n'est pas Drôl ede compter les tuiles des toits et les gouttes de la pluie et les années de la femme qui dort dans son lit.
Ce n'est pas drôle, appuyantson regard au regard de la glace_de se raconter sa vie en se mentant avec la vérité.
Si peu, si peu de beauté même jadis et naguèrre:le passé ne flambe pas non plus .
Pas drôle ici maintenant avec l'âge qui se visse aux tempes comme un vampire qui a trouvé la bonne artère.
Pas drôle non plus de se dire que cela passera, qu'il y a de jolies caisses odorantes de bois bien choisi qui nous attendent et que nous glisserons dans ces traîneaux vers la neige de vermine
Pas drôle.
Mais qu'elle est belle l'épaule de cette enfant et qu'il est doux ce regard qui parmi mon âge trie vingt années.
*
Tant de fleurs dont le nom a plus d'odeur que la réalité qui décevrait aussi nos yeux.
Je rêve.Le monde nous est , paraît-il, offert mais si peu qu'il vaut mieux lui préférer son imageplus drôle a l'approche, au toucher, à la possession.
Monde fermé où j'avance en m'enrageant de plus en plus.De plus en plus triste , d'une tristesse de révolte plutôt que de résignation.
Passer, ne rien tenir, ou si peu, et encore dérisoirement se sentir plein de privilèges. »
Presenté par AUDE WIE
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Carte les Tresors de Catherine@
Je parle pour tous ces jeunes pas majeurs et qui se demandent pourquoi ils ont des attirances pour le même sexe qu'eux (garçons ou filles )
Il me sembe tres Important ce lien Filé gentiment par Jak et Jj, pour que l'on puisse au moins repondre sans qu'ils se trouvent gênés par les questions qu'ils se posent , sur la sexualité et la leur propre surtout s'ils n'ont personne ou qu'ils n'osent pas en causer de vive voix avec une personne Adulte de leur entourage , par peur de faire de la peine ,de décevoir (et oui on en est encor là en 2005 !)ou comme j'en connais se retrouver à la porte ,dehors a 15/16 ans !.....si si ça existe ! donc je le mets en gros Servez vous en les plus jeunes !vous avez droit a votre liberté aussi ! et bonne route a tous !
je remercie Jj et Jak dont vous trouverez les blogs dans mes liens !
Fil jeune 0800235236 (Info JJ)
CONTRE ECRITURE( pas de moi maisd j'aime et j'ai perdu le nom du zigue qu'a ecrit ça j'aime tant d'ecrivains peu ou pas connus ! j'ai retrouvé ce bout de texte qui m'explose dans mon fratras !
"Tout ce qui précède est nul, en faire cadeau aux mouches.
Je suis inadmissible. Comme d'autres sont intouchables.C'est que j'appartiens à la race maudite de l'imaginaire.
Mais quoique vous ayez lu ou cru lire, quoi que vous pensiez cela vous regarde, vous concerne au plus haut chef.
Barricadé sur moi même, tel le Prince de Calderon, des éternités se passeront avant que je me laisse fléchir par les Barbares et des éternités tomberont en poussière que je serai encore dans mes plantations à ceuillir des mots de romarin et pour leur crème les fruits de l'ipomée.
Je suis innaccessible. Imperméable aux mutations dirigées de ce temps qui obéissent à la règle bien connue : ça pense donc ça suit. Ma ligne mélodique est toujours dccupée, je suis en perpétuelle communication avec l'immaginaire. J'aime, en effet, trop retrouver dans mes songes les solitudes mensongères des déserts. Car elles m'aident à me faire toutes sortes d'idées sur les mots, ces mots qu'un certain malheureux Ponge a voulu assècher de tout leur miel. Ainssi , vu du col Tizi N'tinifift, L'imaginaire en entier se révèle coulé dans son cobalt et chu dans son sel: le Drâ emportant dans sa crue le tombeau d'un saint toutes chandelles allumées et s'enfonçant dans l'improbable, l'inespérable pour qui conduit son rêve dans le bleu des garrigues en train de déteindre sur le rose des cités enfouies sous les platanes. Je veux dire, les données mêmes de l'écriture dont les minéraliers dans Paris ne possèdent que des débris : pourpre et manganèse, lignes de chaînons bas sur l'horizon des pages en vieux fer colorant le désert de leurs alcoolatures secrètes, l'écriture tout en massifs de litanies ordonnes selon les règles translitteraires. Illisibilité, mort de dieu et de l'homme, cacahuettes vendues sur les souks pour des singes sacrés; "(extrait de Contre Ecriture titre du livre au seuil !Zut l'auteur est connu il a deu un prix tres tardif il y a quelque années pas plus de 6 le trou quoi !)HENRI MICHAUX "FACE AUX VERROUX"
de A.BORne de MIchaux ou autres Dunan ....????? je sais plus je retrouverai mais j'ai un trou
presenté par AUDE WIE
Et là je me creuse vraiment la tête !!!
paint Jim Waren
Je vous invite a decouvrir ce poête irréverencieux mais tres au fait des choses de la vie et d'un talent fou !GEORGES FOUREST (extrait de la Négresse Blonde edition Corti )
PHEDRE d'apres Racine remanié par Georges Fourest (poêtes des années 20/30 et plus )
Dans un fauteuil en bois de cèdre
(à moins qu'il ne soit d'acajou),
en chemise, madame Phèdre ,
fait des mines de sapajou.
Tandis que sa nourice Oeunone
qui jadis eut si bon lait
se compose un maintien de nonne
et marmone son chapelet,
elle fait venir Hyppolyte,
fils de l'amazose et de son
époux, un jeune homme d'élite,
et lui dit:" Mon tres cher garçon ,
"des longtemps, d'humeur vagabonde,
"monsieur votre père est parti;
"on dit qu'il est dans l'autre monde;
"il faut en prendre son parti !
" sans doute un marron sur la trogne
" lui fit passser le goût du pain;
"requieascat ! il fut ivrogne,
"courreur et poseur de lapin;
"
"oublier cet époux volage
" ne sera pas un gros péché !
"Donnez moi votre pucelage
"et vous n'en serez pas fâché !
"vois-tu ma nourrice fidèle
"qu'on prendrait pour un vieux tableau?
" elle nous tiendra la chandelle
"et nous fera bouillir de l'eau !
"Viens mon chéri, viens faire ensemble
"dans mon lit nos petits dodos!
"Hein petit cochon, que t'en semble ,
"du jeu de la bête a deux dos ?"
A cette tirade insolite,
ouvrant de gros yeux étonnés
comme un bon jeune homme Hippolyte
répondit, les doigt dans le nez:
"_Or ça! belle maman , j'espère
"que vous blaguez, ence moment !
"Moi, je veux honnorer mon Père
"afin de vivre longuement ;
"à la cour brillante et sonore
"il est vrai que j'ai peu vécu;
"mais je doute qu'un fils honore
"son père en le faisant cocu !
" cos discours , femelle trop mûre,
"dégoûterais
la Putiphar !
"prenez un gramme de bromure
"avec un peu de nénuphar!....
Sur quoi faisant la réverence
les bras en anses de panier
il laisse la dame plus rance
que du beurre de l'an dernier.
"_ Eh! vas donc , puceau phénomène!
"Vas donc châtré, vas donc salop,
"va donc, lopaille à Théramène !
"Eh ! Vas donc t'amuser Charlot!..."
Comme elle bave de la sorte
de fureur et de rut, voila
qu'un esclave frappe à sa porte:
"_Madame votre époux est là !
"Théseus, c'est Théseus!Il arrive!
"C'est lui-même: il monte a grands pas!"
Venait-il de Quimper, de Brive,
d'Honolulu? je ne sais pas,
mais il entre, embrasse sa femme,
la rembrasse en mari galant;
aussitôt la carogne imfâme
pleurniche, puis d'un ton dolent :
"_Monsieur, votre fils Hippolyte,
"avec tous ces grands airs bigots,
" et ses mines de carmélite,
"est bien le roi des salogots !
"plus de vingt fois sous la chemise
" le salop m'a pincé le cul
" et passant la blague permise ,
" volontier vous eût fait cocu:
"il ardait comme trente Suisses,
"et (rendez grâce à ma vertu)
"si je n'avais serré les cuisses
"Votre honneur était bien foutu !..."
Phèdre sait compter une fable
(tout un chacun le reconnait )
Son discours parut vraisemblable
si bien que le pauvre benêt
de Théseus promis à Neptune
un cierge(mais chicodondard!)
un gros cierge d'au moins une thune
pour exterminer ce pendard !
Pauvre Hippolyte ! Un marin monstre
le trouvant dodu le mangea,
puis ...le digéra, ce qui monstre
(mais on le savait bien déjà!)
qu'on peut suivre , ô bon pédagogue,
avec soin le commandement
quatrième du décalogue
sans vivre pôur ça plus longuement !
Georges FOUREST 1940(
La Négresse Blonde edition Corti
PRESENTE PAR AUDE WIE
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PAINT MARZO
Lorelei Sébasto Cha
Paroles: Hubert-Félix Thiéfaine. Musique: Claude Mairet "Soleil cherche futur"
© Editions Masq-Lilith
Mon blues a déjanté sur ton corps animal
Dans cette chambre où les nuits durent pas plus d'un quart d'heure
Juste après le péage assurer l'extra-ball
Et remettre à zéro l'aiguille sur le compteur.
Ton blues a dérapé sur mon corps de chacal
Dans cet hôtel paumé aux murs glacés d'ennui
Et pendant que le lit croise l'aéropostale
Tu me dis "Reprends ton fric. Aujourd'hui c'est gratuit."
Lorelei, Lorelei
Ne me lâche pas j'ai mon train qui déraille
Lorelei, Lorelei
Et je suis comme un cobaye qui a sniffé toute sa paille
Tu m'arraches mon armure dans un geste un peu lourd
En me disant "Reviens maintenant je te connais.
Tu me rappelles mes amants rue barrée à Hambourg
Quand j'étais l'orpheline aux yeux de feux follets.
Tu me rappelles mes amants perdus dans la tempête
Avec le cœur-naufrage au bout des bars de nuit."
Et tu me dis "Reviens je suis ton jour de fête.
Reviens jouir mon amour dans ma bouche-agonie."
Lorelei, Lorelei
Ne me lâche pas j'ai mon train qui déraille
Lorelei, Lorelei
Et je suis comme un cobaye qui a sniffé toute sa paille
Le blues a dégrafé nos cœurs de cannibales
Dans ce drame un peu triste où meurent tous les Shakespeare
Le rouge de nos viandes sur le noir sidéral
Le rouge de nos désirs sur l'envers de nos cuirs
Et je te dis "Reviens maintenant c'est mon tour
De t'offrir le voyage pour les Galapagos."
Et je te dis "Reviens on s'en va mon amour
Recoller du soleil sur nos ailes d'albatros."
Lorelei, Lorelei
Ne me lâche pas j'ai mon train qui déraille
Lorelei, Lorelei
Et je suis comme un cobaye qui a sniffé toute sa paille
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