ce que j'aime :poêtes, ecrivaions music ect

Mardi 1 mai 2007 2 01 /05 /Mai /2007 11:28

 

 

Situations Bizares???: mais non! ......ça c'est de la Vache !

ci dessus :1 la baigneuse .....2: du producteur au consommateur(Digital Blasphemy Paint)

Par AUDE WIE A 90° - Publié dans : ce que j'aime :poêtes, ecrivaions music ect
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Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /Avr /2007 03:30

                                   

SINGING IN THE RAIN

 

La chevelure du ciel laisse tomber ses franges de nuages. La pluie change les formes. Le sable a quelque fois des humeurs océanes. Lorsque la pluie dérape, les routes se mettent à tourner comme les roues folles d?un vélo. Des éoliennes liquides crachent des vagues de vent. Ce n?est pas la foi qui déplace les montagnes, c?est la vitesse des atomes, la lenteur du temps, la kinésie de l?air. Les montagnes ne sont qu?un semblant d?équilibre. Il y a dans chaque chose le germe d?une idée, le c?ur d?une châtaigne, une amande intime au c?ur de l?isolement, un noyau d?espérance dans les écales amères.

On ne voit pas la pluie. Elle nage dans nos yeux. Elle aveugle les bêtes. C?est comme un gros chagrin, un enfant qui pleure sans savoir pourquoi, un cheval qui hennit pour une avoine bleue. Une seule goutte est comme le niveau qui sert au maçon. On ne lutte pas contre la pluie. On se couche avec elle. Même la terre étire ses biceps pour se laisser toucher.

On n?affronte pas la pluie. On accompagne ses murmures, ses râles, ses chansons. Même en courbant la tête, on s?enfonce dans le ciel. La pluie est si fragile, on ne peut la briser. Quand on s?habille de pluie, on se retrouve nu. Les saules ne pleurent pas, ils chantent sous la pluie.

On ne vainc pas la pluie. Elle ajoute à la terre le mouvement des plantes. Elle aiguise les rivières. Elle cherche la lumière dans les trous sur le sol. Elle rassasie les feuilles dans le chignon des arbres. Elle fait rire les pierres et se moque du sérieux. Elle réveille les lézards, la luzerne et le trèfle.  Ses gouttes descendent en grappes d?une église liquide. On se laisse dissoudre. On chevauche ses lignes.

On ne distance pas la pluie. De quelque côté qu?on aille, elle présente son dos. Elle annonce le temps sans image ni texte. Elle ânonne son eau sur le bord des lucarnes. Elle verse du soleil dans l?entonnoir végétal. Elle fait rouiller les clous rongés par la mémoire. La pluie est sans pudeur mais se cache pour boire. Le c?ur s?agrandit de son immensité. Elle relie les racines au vol des oiseaux et la pierre aux étoiles.

On n?écrit pas la pluie. Elle grave des virgules dans les phrases du sable. Elle fait fondre la neige et les traces de pas. Elle frappe les rochers, les broussailles, les houx. Ni la ronce ni l?ortie n?échappent à ses doigts. Dans la bibliothèque de la pluie, chaque goutte est un livre. Les fleurs apprennent la lecture à chaque nouvel orage. Tous les jardins viennent boire l?alphabet vertical.

On n?étreint pas la pluie sans verser quelques larmes. Elle égalise les rivières et soude les nuages. Elle distend les silences et dilue les paroles. Elle traverse les ronces sans déchirer sa robe. Elle ouvre une fenêtre dans le coeur des bourgeons et danse de guingois sur les pentis mouillés. Elle coule sur les toits aux paupières d?ardoise. Elle met un baume sur les fougères brûlées, un pansement sur le feu.  Ses bulbes de lumière éclaboussent les vagues. Chaque cercle dans l?eau en compose un nouveau.

La pluie quand elle tombe fait des arbres liquides, une lessive qui s?enfle. On reconnaît la vie sous son écorce fluide. La soie de ses pinceaux assouplit l?horizon et plie ses lignes droites. Les yeux fermés, on peut lire sur le sable le braille de ses gouttes. Telle un breuvage d?elle-même, la route se liquéfie. La pluie démasque l?invisible et pénètre la terre par ses mille serrures.

On n?attrape pas la pluie comme un poisson d?eau douce. Son enveloppe rappelle nos nuits amniotiques. Elle fait chanter les arbres, les ruisseaux, l?herbe mauve des prés. Elle suce les pépins au c?ur des pommiers. Elle sucre le pollen au milieu des abeilles. Ses jambes dodelinent sur les pans de falaise. Qu?elle brille comme un pain, le sable s?en nourrit.

 TEXTE DE :Jean Marc LaFrenière Presenté par AUDE WIE

Paint Pascal Renoux

Par AUDE WIE A 90° - Publié dans : ce que j'aime :poêtes, ecrivaions music ect
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Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /Avr /2007 23:31

 

....OU LES MEFAITS DE L'ALCOOL SUR LES MARSOUPIOS !

 

* Je  me souviens avoir lu une histoire de kangouroo alcoholique , ca c'est passe dans le Victoria , avant la premiere guerre mondiale , c'etait le temps de la ruee vers l'or les villes etaient peuplees de mineurs , et la population principalement male , des disputes entre mineurs etaient courante et la loi etait fermement maintenue par quelques policiers ,

ils buvaient ferme les mineurs mais la loi etait severe et autorisait la vente d'alcohol l'apres midi pour une heure entre cinq et six et cette heure fut baptisee "The Happy Hour".

ca voulait dire en pratique que tout le monde se trouvait au bistro "pub" (pub est la contraction de publican qui est le proprietaire du debit de boisson) donc tout le monde se trouvait au bistro et achetait tout l'alcohol qu'ils devaient consomer pour la soiree avant la fin de l'heure .

C'est pour ca que lorsque tu rentre dans un pub en Australie , il n'y a aucun bruit car chaqun picole le plus rapidement possible , l'Happy hour a ete abolie dans les annees 60 je pense ...

Aussi il faut bien le dire la population etait pratiquement male et chaqun avait un chien au moins pour la companie . Dans cette ville vivait petit Luc , bien sur ca avait ete donne en derision car petit Luc faisant deux metres quarantes et pesant 160 kg etait construit comme on dis ici un chiotte en briques .

Il etait un peu original car il n'avait pas de chiens mais un kangouroo qui faisait lieu , la bete etait gigantesque , mais il semblait minuscule en comparaison a son maitre , et l'accompagnait au Pub , personne meme le chef de police l'en avait empecher car P'tit Luc avait une meche courte et pouvait passer a travers les cloisons comme si c'etait du papier.  

Au cours des sempiternelles beuveries , la bete etait livree a elle meme et commenca a lecher les fonds de verres qui etaient laisse contre le mur de la verandah ou le Publican pouvait les recuperrer plus tard .  

Apres quelques temps la bete s'enhardit et se pris a boire directement en fauchant le verre d'un buveur emeche , ce fut tres marrant pendant quelques temps , jusqu'au moment ou il vola le verre du policier en chef .   P'tit Luc ou pas le Kangouroo n'avais plus l'acces au pub et fut livre a lui meme dans la rue .  

 Heureusement pour ce kangouroo ethylique son adorat le mis sur la route de la fabrique de biere . Precisement au nivau du tuyau d'epuration des etuves ou les residus de fermentations etaient vides dans une petite mare .

Notre kangouroo devenu alcholique pu enfin etancher sa soif si l'on peut dire que d'essayer de metre la mare a sec etait suffisant pour ca.  

Bien vite il fut un spectacle quand il remontait la rue principale en zig-zagant et rottant des efluves parfumees , pour finalement rejoindre son maitre en fin de soiree .

Le public atendris venait les voir rentrer chez eux bras dessus dessous .   Mais il y avait une ombre au tableau car le Kangouroo avait l'alchol mechant et avait tendance terroriser les commercants en entrant par toutes portes ouvertes et aimait casser bibelots , ecraser fruits et legumes et dechirer les cotillons des menageres.  

Le chef de police demanda a P'tit Luc de tenire l'animal en laisse , mais il ne le fit qu'une fois , c'etait si marrant de les voirs que la rue etait barree par la populace.  

Donc le kangouroo repris ses mauvaises habitudes, La populace c'etant plainte a la police , ce fut un soir un ordre d'arret lance contre le kangouroo , il remontait la rue principale en titubant comme a son habitude et le chef de police , qui lui aussi avait bien bu  le summona de se rendre , ce que le Kangouroo repondis par un hoquet et un miasme alcholise, le chef de police que avait degaine son smith&Wesson l'abattit d'une balle en plein coeur.  

Ce fut un tableau tragique , lorsque P'tit Luc courrut aupres de la bete et se mis a pleurer , la populace emue etait silencieuse ,   quand le Publican declara le jour ferier et que les obseques du kangouroo ce ferais apres Happy hour le lendemain.  

 Il fut enterre en grandes pompes dans un fut de biere et le cortege entra dans la mare ou chaqun du boire un godet de l'elixir du kangouroo .

et de ce jour le jour ferie est respecte dans cette ville dont j'ai malheureusement oublie le nom.*  

Signé de mon Austral B'Frere  ! presenté par AUDE WIE à90°

                          

Kangourou Belge !

 

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Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /Mars /2007 23:31

 

 

                          MES VOLONTES   

 

 

 

 

Vous n'apprendrez pas ma mort
par les journaux,
les radios ou les télévisions,

vous ne lirez pas ma mort
 
dans votre courrier
ou dans les signes du zodiaque.

 

Vous la découvrirez
si vous regardez le feu à cet instant
et remarquez un vide
entre les épis cabrés de la flamme,

vous la découvrirez en vous
au moment où manquera un battement
dans les battements de votre coeur.

Sur le coup, vous aurez peur
mais vite vous vous rassurerez:
ce ne sera que moi
qui me serai quitté
et vous vous rendormirez
un bras replié sur la poitrine.

*

Ouvrez votre chemise,
vos épaules en forme de cage,
ouvrez la poitrine
comme on ouvre un corsage,
le tiroir d'une commode,
ouvrez les bras
comme on ouvre une fenêtre,

et que s'envole
le rouge-gorge de votre coeur,
il est à sa façon
un oiseau migrateur,
au prochain printemps
il reviendra.

*

N'écris pas,
ne téléphone pas,
laisse-moi te parler de loin
comme on parle à une abeille,

laisse ma tête se remplir de cristaux,
les fourmis de la mort
remonter dans mes yeux
par les échelles des larmes,

laisse-moi dans la nuit sous le soleil inversé
qui n'éclaire pas les toits
mais l'intérieur des greniers,
le dessous des armoires,
les puits de ma mémoire,

n'écris pas, ne téléphone pas,
je ne sais plus lire
que ce qui n'est pas écrit,
je n'entends plus
que les paroles imprononçables,

laisse-moi t'imaginer
indifférente comme un arbre
auprès d'un autre arbre,
comme un chat sous un édredon.

*

L'horloge ne sait pas
ce qu'elle mesure,

l'échelle ignore la solitude
de son dernier barreau,

la faux les ravages
de son chantant appétit,

il n'y a que l'homme
qui le pressente,

l'homme qui ne comprend pas
qu'il brouille les pas de l'invisible.

 

POete Breton Preseté Par Aude Wie : Gérard Le GOUIC

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Lundi 25 décembre 2006 1 25 /12 /Déc /2006 16:10

  

 

 

        

 

 CLEAR DAY

Chers proches lointains des dérives de l?espace
chers inconnus familiers des froissements du temps

Sous l'abat-jour du solstice d'hiver
un petit mot qui vous embrasse tous
quand il aimerait mieux vous fondre sur la joue
individuellement

Un petit mot tout de blanc harnaché
écrit depuis tendresse, sous l'étoile d'un sourire
et qui dit près de loin

plus bas que les tapages
de ces fureurs d'exister
seulement un murmure
mais plus haut que les cris

qui s'allume où bat le rouge
qu'il vous espère bien

Un petit mot gonflé de ferveur
que rien ne vous soit épargné
de la beauté de vivre
et qu'elle vous remplisse vous
déborde et vous borde
vous porte de son souffle
avec la main courante des rêves
et la légèreté des funambules
enfoncée dans vos pas

Puisse ces fêtes vous être douces et la nouvelle année heureuse

Lyli X ( presenté par AUDE WIE)

                                             

 

Photo perso : ciel d'orages magnétiques en Australie 2003

Par AUDE WIE A 90° - Publié dans : ce que j'aime :poêtes, ecrivaions music ect
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