Car les Chambres se souviennent
Ils voyagerons ensemlble ,bien que des terres et des oceans d'improbables les séparent.
Voyages fugaces à un bout de vie, dans un temps que l'on ne définit plus.Voyages qui aboutissent tres invariablement , souvent en départs , mais point d'arrivées.
Mais, cette présence goutte a goute est toujours douloureuse, douleur du désir, douleur de peur de trop ou trop peu d'amour, incertitudes , douleurs parrallèles qui ne feront sans doute jamais mentir les lois de la géométrie ...géometrie des coeurs qui se supperposent des corps qui prennent des poses lacives et s'endorment epuisés, emboîtés de cette peur de perdre un seul moment de la douceur d'un contact souvent si éphémère....toujours ephémère , pour l'amant ou l'amante qui est en demande pendant que l'autre se repose aux draps de bataille, peut-ètre la dernière bataille pour celui qui attend ......
L'amante ou l'amant aspire a une géometrie parfaite revolutionnaire a la hauteur de son 'amour de la passion qu'il donne .
Il aspire à se cacher le visage là au creux du cou de l'épaule , à embrasser un front aux yeux toujours étonnés, à fermer d'un baiser ces paupières, dont les yeux ne lui disent pas l'attente.....alors il baise ces yeux ce visage sans le regarder juste en jouissant du moment.... abandonné.
L'instant ou l'on doute, l'instant du désir de la présence de l'autre, que l'on appelle en son corps et qui n'est pas .....même abandonné dans la chambre aux odeurs de passions , l'amant ou l'amante savent le moment exact ou drapé dans la lumière des ors de l'aubes aux brumes se levant a peine , annonce les prémices d'un dépard non avoué, non dit, pour un retour des plus aléatoire .
Alors devant la fenêtre, qui fait entrer d'autres senteurs ,celui qui reste , regarde avec un minime espoir de retrouvailles , une forme floue qui s'eloigne , remuant tout son être et secouant les brumes de la nuit , il prend une cigarette et rêve sur des volutes bleues :courbe d'une hanche , peau luisante de l'amour, odeurs à corps perdus !
Les yeux dans le vague matin frais, il hume les dernières traces de la chambre complice et se roule dans un manteau de fumée et d'odeurs , d'incertitudes .......ce doute qui l'envahit de perdre tout ces gestes ces cris sourds ces odeurs cette violence si charnelle...il ne peut croire que ce ne fut que passage ..il reste là dans la chambre assis sur le rebord de la fen^tre qui lui apporte milles odeurs milles chants de corps à l'unisson , tant de draps qui lui racontent l'amour , son attende se transforme en desir , desir de retrouver ces gestes si doux et si durs a la fois, il espère là, dans la fumée de sa cigarette une géometrie a l'unisson et s'en conveint......ce soir lorsque la lune sera pâle elle amènera des senteurs espèrées, des passions folles pour un mot qu'il ne dira pas .
Car les mots sont inutiles ......seule compte la présence qu'il sent encor ....Passion a vivre a jouer sans mots supperfus...Car les mots, les mots, n'ont là plus rien a dire .
AUDE WIE
Photos Williams Roops Presenté par Aude Wie
MARSEILLE
J'reviens demain ou jamais plus
Mon bel amour de l'Alcazar
Ma mort inconnue
J'ai d'avance perdu la mémoire
A trop laisser traîner mon coeur
Sur tant de trottoirs
Marseille, ville sans frontières
Cité des anges et des démons
Rêves de terre
Accrochés aux mailles d'un filet
Arrimés à tous les limons
De la misère
Et ce jour-là, comme tous les jours
Les écailles sanglantes des poissons
Laqués d'écume
Me rappellent un présent trop flou
A faire mourir mes dix-sept ans
Noyés de brume
Quelques billets, pour un paquet
Danger, pour un garçon maqué
Drôle de conte
Baiser très doux sur front baissé
De Charybde en Scylla, tombé le messager.
Et moi Marseille
Dans un bar du vieux port
Passe-passe confidentiel
Sans regret, sans remord
Tu vois, Marseille
Je jouais au voyou
Et la sueur au cou
Tu m'rendais coup pour coup
Le port, la rade et Notre-Dame
Gardienne de nos braves gens,
Et de leurs drames
Vague bonheur sous le soleil
Je veux une vie sans erreur
Pécheur sans âme
Marseille, je t'aimais mieux hier
Car aujourd'hui, tu te protèges
De trop de soleil
Sous une lamentable bannière
Griffée aux armes d'un destin
En peau de chagrin
Tête de mouton, thé à la menthe
Parfums amers, bouches aimantes
Et accueillantes
Comme j'aimais tes seins voilés
De pudeur, d'espoir maquillée
Toi, si vivante
Et rue Thubaneau, un hammam
Vapeur au bleu des mosaïques
Corps archaiques
Derrière un rideau emperlé
C'est le souvenir d'un ailleurs
A jamais parfait
Et moi Marseille
Dans un bar du vieux port
Passe-passe confidentiel
Sans regret, sans remord
Tu vois, Marseille
Je jouais au voyou
Et la sueur au cou
Tu m'rendais coup pour coup
Je t'ai quitté un soir de neige
Dans l'wagon d'un train oublié
Oui, je m'en allais
Là où le vent cach'rait ma douleur
Marseille, je t'aimais mieux hier
Je t'aimais mieux hier
Je t aimais mieux hier
Je t'aimais... Je t'aimais(Paroles de Jean Guidonni Presenté par Aude Wie/RAZA)
ESTHETIQUE SUICIDE
Quel est ce jour
où les les rêves se brisent
comme l'écume sur la roche
comme le fil d'une vie ,
Non point une expression
mais la sérénité.
Je ne puis transcrire où les mots conduisent
eclatant aux pensées
dans le tumulte des océans qui grondent
apparrait le doute
intense et sublime bannissant toute vérité.
Marchant, marchant vers l'Ailleurs
c'est un si beau jour de juillet
c'est un si beau jour pour un suicide
c'est un si beau jour.....pour mourrir
aux passions des aubes froides.
Eclatant à la surface des eaux mouvantes
alors je vis apparaître le visage de l'Homme
........un Ami s'en est allé
- si sûr que je suis seul maintenant.
Les Âmes déchirées
dans la nuit éternelle
voudraient crier cette nuit
une chansson suicide.
Le temps s'arrête,
L'aiguille est mortelle !
Le froid survient
de part trop de lumière
le brouilard rose s'évanouit
Je veux marcher vers l'Ailleurs...
....à la recherche des mots ...
Sans pourriture sans masque blême
des âmes déchirées précipice d'un esthétique suicide .
Je veux huler une chansson triste
et chercher en touches brêves sur un piano fantome
les notes meurtries et frappées
Pour les ämes déchirées
.....JE VEUX RETROUVER LES MOTS
pour la VIE des Âmes déchirées.
Je hurle les pavés de la mort
je hurle la vie des amis trépassés
.......et entre les pavés mouillés de la ville
..........je cherche des mots comme on fouille une tombe
pour la vie des¨Âmes déchirées
se disperssant sans bruit
dans la nuit noire de la ville carnivore.
Je cherche les mots pour les appeler....ces fantômes d'humain
Amis d'hier sans espoirs
Et je hurle des mots silencieux et sans fin
pour reveiller les rats et les neons ,
les silouhettes a peines perceptibles
se figent tout à coup et se tournent vers moi
........dans le bruit d'un tramway
la lueur blafarde des wagons me renvoie
mon cri :ESPOIR .
Aude Wie
ESCARGOTS MELANCO'S
Mon assiette est vide
de sens, plate, mais vide.
Une assiette plate et vide est
Comme une aureole
pour des actes manqués
gagnée pour le rôle
qui m'irait bien je crois
Premier bien sûr de Prométhée
scene un, acte Trois
et à la fin ma foi, dévoré.
Mon assiette avec une tranche de foie
ou deux ,mais il faut alors le plat ovale
plat aux pauvres bords , là
ébrêché, tache depuis si pâle.
Je rêve de labours fumés et fumants
aux froids des petits midis
retournés de terre à Bestiaux rampants
et de bulles de bave fournis.
Je ne mangerai pas le vautour d'ailleurs
il peuple les Pyrennées
avec des ors et des orpailleurs..?
Mais le veau gras égouté
dans la tête bien sur...!
Le panier de fraises (des bois effeuillés)
Cache l'éclaboussure
d'un plat ovale au désespoir .
des cloches : bien mûres
ne sonneront ni midis ni soirs.
Les champignons se sèment,humides
et anarchiques, sous des parasols
aiguillés de trains invalides
deverssant des flots de Dona Sol
devant des hotels "martinez" ou pas
aux baies ecrabouilées et rouges.
et de ma fenètre derobée par les chats
mon oeil regarde et bouge
dans le sens de tous ces tas .
Le bronsage de foule à pres négroïde
fin de saison sur mer oblique
à mon oeil las et pollaroïd
chante de drôles supliques:
Elle est toujours là ,subtile
ronde comme un ventre ou un cul
mais sans aïl et sans persil
et de sauce de beurre non plus
......et devant des chats roulés et impavides
.................mon assiette plate est toujours vide..!?!
AUDE WIE
UN VIOLON DE PAPIER
Des cerises, des fleuves, des oiseaux me poussent à la gorge avec la pomme d?Adam. Il y a toute l?histoire du monde dans un seul poil de barbe, l?avenir dans un ?uf, une étoile qui meurt dans chaque grain de poussière. Je cogne à coups de mots sur un silence à mille oreilles. À vivre sans adresse j?aurai vieilli moins vite. On ne met pas en laisse le cheval des caresses. Quand un enfant déchire son violon de papier, j?en garde quelques notes au bout de mon crayon, avec les yeux morts des poupées qu?on trahit, les vieilles pommes blessées par l?orgueil d?un ver, les billes abandonnées pour des pièces de monnaie. Il n?y a plus personne qui partage le pain. On vend même ses larmes pour une heure de gloire.
Il n?y a plus personne qui veut être un nuage, un brin d?herbe, une pluie. Plus personne ne rêve d?être un fleuve, une vigne, un lézard. On roule en tombeaux de plus en plus rapides. Il n?y a plus de gares mais des trains pour nulle part. À défaut d?espérance je compte en chantant les poils de mon chat. Les oreilles pleines de fleurs, la langue pleine d?amour, je caresse du doigt la tête chauve des mots. Les deux chiens de mes yeux font japper leurs prunelles.
Je rêve simplement d?une ronde sans fin, d?une encre blanche de lumière, d?une gravitation d?êtres comme un retour de vague. J?ai appris à parler par les caresses d?une mère, les craquements des berçantes. Je m?accroche à la vie comme des concombres s?accrochent aux cailloux pour sortir du jardin. Je guette l?absolu derrière le bruit des portes, un froissement d?ailes, un souffle de chimère, mille animaux marchant vers l?étable du c?ur.
Quand je marche pieds nus mes pieds sont des oreilles. Ils écoutent la terre. Les soirs d?orage je laisse les farfadets dormir sur ma langue. La mer habille le squelette du sable avec la peau de l?eau, la peau de l?air et celle du soleil. La ligne d?horizon est une gare lointaine, une flèche de silex taillée en pointe, une glissoire sans fin pour les rêves d?enfant. Il m?arrive de parler en langue de fourmi, en pouce de bébé, en laine ou en galet. Il m?arrive de dormir en boule de neige ou en cuillère. Nos yeux se touchent dans les choses qu?ils voient. Les pains se parlent d?une bouche à l?autre. Le vide parfois sert de passerelle au plein.
Quand les mots retournent au silence, ils se cognent aux meubles et renversent les verres. Les bouts de phrase sont des gestes en suspens, des baisers qu?on retient. Les bouts de phrase cherchent la main qui manque. Ils poussent le regard au-delà de nous-mêmes. L?encre sur la page se répand dans la tête et pousse sur la vie. Ce n?est pas la distance qui sépare les hommes, c?est le centre qui manque. Je questionne la mort pour que la vie réponde.
L?enfant quand il dessine retient le soleil à deux mains pour ne pas qu?il s?efface. Il tient le cerf-volant pour ne pas qu?il s?envole. Quand j?écris je m?accroche à l?espoir. Je suis comme le trèfle cherchant la chance même en hiver, les petites feuilles frileuses faisant signe au soleil. Quand le soleil tombe, quand la lune se tait, quand les nuages boudent, quand le silence de le neige enlève son bâillon et les montagnes descendent, apportez vos gazous, vos timbales, un violon de papier, du hautbois, du basson, apportez vos couleurs et vos rebecs d?oiseaux, la musique parfois tient le décor debout.
Jean-Marc LaFrenière Presenté par Aude WIE









