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Webmaster : Aude Wie
Designeur : Le metaleur fou


 
Dimanche 14 octobre 2007



            drawings-090.jpg(pôeme attachant) 

Tu es né à St Brieux* , au cri de la langouste

vendue le matin sur le port

là où l'Océan contre des falaises au blanc

joue a saute-mouton .

pour ètre Numero 1

jour apres jour

con à courir contre soi -même , et,

Suprême Volupté, d'avoir presque gagné!

 

Pleurer très fort

laisser ouvert

pour mieux laisser passer

ce que d'autres pourraient  voir

comme pour faire croire...

ne pas oublier un robinet ,

négatif wek-end au pas lents,

gris teinté de rose ,buées en faiences.

 

Les Vandales ont touché du doigt

les chevaux non ferrés , fiéfés froussards,

car les chiens en massifs et laurriers

n'ont laissé que les pierres brûlées

sous des corps d'humains,

rires décomposés,

scandales photographiés l'apres -midi,

cous lèchés, mains dans les poches

canifs en quète de tiges à couper;

griffures des arbres ,

amoureux voyeurs ,

pies voleuses à l'oeil de la buse

fondant l'étain

se prenant pour Magma

sur l'enclume d'un quelconque Vulcain;

pensée:

(!cervelles laissées au fond des ventres explosés!)*2

 

Tu ramasse du déja vu

comme un alpiniste s'assure

et pompe des étoiles dans les bulles de cidre

à la lueur des chandelliers

Tu parle , parle , parle,

sans connaître,

et trie des mots comme,

un singe poil à poil

le manteau de la désirée

pour mieux plaire;

épouillage amoureux à rendre furieux

la Mâle Langouste à l'éventail japonisant

à l'oeil périscopique dansant

dans le flux de marée basse

entre trois pierres de calvaire..

La daurade reniffle de dépit,

 de n'être autre chose

qu'un porte écaille, aux nageoires tristes,

tandis que , tombées de je ne sais quel arbre,

en carapaces plombées,

tancks aux déserts

sous des palmiers de corail

la Belle, la Suprême Langouste

réuni de minuscules cailloux

pour attirer à elle

le petit bigorneau et ses petits frères ,et,

un galant ,

ou deux , jouant les paons de la queue;

 

Tu compte ,compte, compte,

les vagues vagues souvenirs ,en flot

de marée haute

et emplis la tempête de sourds

et beaux rochers hypocrites

...la plage n'est plus ... 

 

Tu referras ton château

sur le banc de sardines, où

de vieilles étoiles

de mer, papottent en bulles.

Impatient tu coures au plus vite

apres un temps certain;

futur?

l'avenir se prépare dans l'eau de mer

et à chaque aube naissante

tu refais, encor et encor l'inventaire

 

Les chaluts arrivent sous des nuages sanglants

aux reflets de fausse dorure

les casiers allignés étalent

les amoureuses et des multitudes de coquilles

qui caracollent comme des chapeaux

aux jours de primptemps pour

échapper à un air marqué et souillé de tes pas ...

ordinaire journée

en appui sur demain comme celle de la veille.

Tu crois comprendre et te rapelle

que ta poitrine un temps, ne se soulevait pas...

Alors ramassant une poignée

de mollusques peureux d'un geste ample

comme une jouissance

tu renvoie à la mer le fugitif souvenir.

Ta ville s'éteint et s'allume

en chandelles

.....des bruits en sucions et craquements

montent des ruelles vieillottes:

la langouste a rougit

dans le noir  cul 

d'eau bouillante d'une lessiveuse

et se laisse décapiter par des amoureux.

La Daurade rescapée, n'en saura jamais rien,

mais lache un gros soupir

et s'éloigne du lieu .

                                                                   Aude Wie

 

 
 

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