Partager l'article ! LES OUBLIS .....à tous ceux qui m'ont aimé qui m'aiment et a qui j'ai oublié de dire Merci dans ma VIe: LES OUBLIS & ...
LES OUBLIS
Lorsque parfois il me vient une envie de prendre la clef des champs
je m'en vais balades tranquilles au milieu des oliviers chers à Vincent
dans l'arrière pays de cette Provence aux accents chantants
aux cigales de pins parasols, couleuvres alanguies et muant
sous un soleil filtré par un chapeau de paille me couvrant
la tête plus lourde des bruits de la ville et ses agacements.
Je m'aère la tête et les pieds en somme tout en refaisant
la ronde des souvenirs appelés par un mur ,en pan
pauvre ruine d'une anciene bergerie surement
ou d'une bastide pourquoi pas c'est joli, c'est rêvant ,
tuiles rondes éparpillées en miettes , chauffées à blanc
odeurs aussi qui me disent que depuis bien longtemps
tout ce temps a promener dans ma tête, ou pays différents,
j'ai oublié tant de fois de dire merci a tant de gens
oublié de dire combien je les aimais même un court instant
oublié oui , bêtement et regrettés juste ces présents
trépassés dans mes souvenirs, pris comme un dû, honteusement ,
des gestes beaux comme des aurores boréales refflets changeants
eclaboussures de sourires volés presques, cependant
photografiés au tréfond des yeux,pas renvoyé , contretemps.
Des pordes ouvertes pour moi , des tables offertes évidemment
acceptées , alors qu'en dépard déja , des coeurs si grands
oubliés, aux lendemains sur des routes de soleil ou de vent
reparti pour d'autres gestes aussi larges , altiers, si vivants.
Suis -je mort un jour , une heure , une minute,aux dépards juste avant?
je regarde , autour de moi , Mistral au couchant
et je pleure sur mes pas , je chevrotte de pâles excuses , navrant ,
au pied d'un petit chêne vert, qui me rappèle le Liban
et ses cèdres dorés comme les milles lumières d'Orient
comme ces gamins aux yeux sombres si souriants
prenant ma main pour trois lettres apprises , béni par les parents
aux mains ouvertes, au pain donné sans partage simplement.
Du bout de l'Afrique , de Suez (encor enfermenent),
par des trains bondés, des mines de cobalt à celles de diamants
des rizières de Mada d'où se lèvent , au passage des chants
et toujours des mains levées , ouvertes, offrandes en grand
ballayées du regard pour des plages Nocibé sables blancs
retour en terres , effluves entêtantes de vanille et flamboyants.
Oubliés , oui oubliés dans'un regard las ,un peu indifférent,
oubliés pour des colifichets, cartes postales aux copains aux parents
occupés ailleurs ,civilisés d'Europe, Londres Paris Hambourg, sois disant.
Oubliés un merci, pas rendu un sourire, l'éclat de rire ,comme l'enfant
pieds nus, cul nu ,heureux aggripé à la chemise et derrière trotinant;
oubliés les baisers en baignades rares, les chahuts éclaboussants...
Oubliés les toiles en teinture d'indigo, de fushia ou de safran
comme des patchworck ettendus jusqu'à l'horizon dans les champs;
oubliés les ors des toitures indiennes, oubliés les gestes du receuillement...?
et lorsque de mes escapades d'aujourd'hui mes pas m'emmènent à en faire cents
devant les rais de soleil derrière des sombres collines de feu pelant,
à l'odeur de la terre sentant l'oeillet miniardise cultivé moissonné aux grands champs
de ce fameux Midi de Côte d'Azur , sur les pas de Cézane comme celui du Grand Pan
me reviennent en mémoire tous ces gestes ces mots manqués et manquants.
Impossible retour sur mes gestes , mes mots oubliés à tous ces gens
qui ont donné genereusement ces cadres images en portes ouvertes en grand;
là, aux pieds de ces oliviers de ces petit chênes, au travers des larmes, m^me si longtemps
mes pensées hurlent aux os , des mots oubliés , attentifs , importants
des Mercis a renversser la face cachée de la lune, des Je Vous Aime en tres grand
comme CA ! Je vous ai aimé , aimé , oublié de le dire pourtant.
Et je reviens , poussé toujours dans un décor qui me rappelle infailliblement
combien vos sourires vos actes vos dons vos êtres ont marqué mon présent;
ça je ne l'oublie pas et merci merci je vous aime et le dis maintenant .
....je refais mon parcours a l'envers, je veillerai tard pour écouter mes mots hurlants
vers vos décors , vos rires , vos enfants, et vos peines vos ravages survenus d'Occident
jamais trop tard dit-on,réparrer les oublis et pour le dire ni assez souvent,
réinventer les gestes oubliés intégrés, impossible aux souvenirs d'avant
mais je sais que je vous ai aimé et vous aime Merci aussi de cela , aujourd'hui et maintenant .
AUDE WIE
Paint Digitalblasphemy( l'homme au chat) tout digital ce n'est pas une photo mais de l'art en 3D
ben dis donc j'ai l'air fin avec mes quelques phrases moi.
Dis donc toi aussi tu taquines la muse.
Merci surtout à toi pour Abdou, si tu n'avais pas lancé le fil je ne sais pas comment j'aurais fait.
Je suis content pour lui et au moins ça prouve qu'il y a quand même des gens pas si bête sur le café.
Bonne journée AW
Amitiés
A bientôt
a+++