Mardi 6 décembre 2005 2 06 /12 /Déc /2005 00:01

 

 

 

 LES OUBLIS

 

 

 

 

 

 

Lorsque parfois il me vient une envie de prendre la clef des champs

 

 

 

je m'en vais balades tranquilles au milieu des oliviers chers à Vincent

 

 

 

dans l'arrière pays de cette Provence aux accents chantants

 

 

 

aux cigales de pins parasols, couleuvres alanguies et muant

 

 

 

sous un soleil filtré par un chapeau de paille me couvrant

 

 

 

la tête plus lourde des bruits de la ville et ses agacements.

 

 

 

Je m'aère la tête et les pieds en somme tout en refaisant

 

 

 

la ronde des souvenirs appelés par un mur ,en pan

 

 

 

pauvre ruine d'une anciene bergerie surement

 

 

 

ou d'une bastide pourquoi pas c'est joli, c'est rêvant ,

 

 

 

tuiles rondes éparpillées en miettes , chauffées à blanc

 

 

 

odeurs aussi qui me disent que depuis bien longtemps

 

 

 

tout ce temps a promener dans ma tête, ou pays différents,

 

 

 

j'ai oublié tant de fois de dire merci a tant de gens

 

 

 

oublié de dire combien je les aimais même un court instant

 

 

 

oublié oui , bêtement et regrettés juste ces présents

 

 

 

trépassés dans mes souvenirs, pris comme un dû, honteusement ,

 

 

 

des gestes beaux comme des aurores boréales refflets changeants

 

 

 

eclaboussures de sourires volés presques, cependant

 

 

 

photografiés au tréfond des yeux,pas renvoyé , contretemps.

 

 

 

Des pordes ouvertes pour moi , des tables offertes évidemment

 

 

 

acceptées , alors qu'en dépard déja , des coeurs si grands

 

 

 

oubliés, aux lendemains sur des routes de soleil ou de vent

 

 

 

reparti pour d'autres gestes aussi larges , altiers, si vivants.

 

 

 

Suis -je mort un jour , une heure , une minute,aux dépards juste avant?

 

 

 

je regarde , autour de moi , Mistral au couchant

 

 

 

et je pleure sur mes pas , je chevrotte de pâles excuses , navrant ,

 

 

 

au pied  d'un petit chêne vert, qui me rappèle le Liban

 

 

 

et ses cèdres dorés comme les milles lumières d'Orient

 

 

 

comme ces gamins aux yeux sombres  si souriants

 

 

 

prenant ma main pour trois lettres apprises , béni par les parents

 

 

 

aux mains ouvertes, au pain donné sans partage simplement.

 

 

 

Du bout de l'Afrique , de Suez (encor enfermenent),

 

 

 

par des trains bondés, des mines de cobalt à celles de diamants

 

 

 

des rizières de Mada d'où se lèvent , au passage des chants

 

 

 

et toujours des mains levées , ouvertes, offrandes en grand

 

 

 

ballayées du regard pour des plages Nocibé sables blancs

 

 

 

retour en terres  , effluves entêtantes de vanille et flamboyants.

 

 

 

Oubliés , oui oubliés dans'un regard las ,un peu indifférent,

 

 

 

oubliés pour des colifichets, cartes postales aux copains aux parents

 

 

 

occupés ailleurs ,civilisés d'Europe, Londres Paris Hambourg, sois disant.

 

 

 

Oubliés un merci,  pas rendu un sourire, l'éclat de rire ,comme l'enfant

 

 

 

pieds nus, cul nu ,heureux  aggripé à la chemise et derrière trotinant;

 

 

 

oubliés  les baisers en baignades rares, les chahuts éclaboussants...

 

 

 

Oubliés les toiles en teinture d'indigo, de fushia ou de safran

 

 

 

comme des patchworck ettendus jusqu'à l'horizon dans les champs;

 

 

 

oubliés les ors des toitures indiennes, oubliés les gestes du receuillement...?

 

 

 

et lorsque de mes escapades d'aujourd'hui mes pas m'emmènent à en faire cents

 

 

 

devant les rais de soleil derrière des sombres collines de feu pelant,

 

 

 

à l'odeur de la terre sentant l'oeillet miniardise cultivé moissonné aux grands champs

 

 

 

de ce fameux Midi de Côte d'Azur , sur les pas de Cézane comme celui du Grand Pan

 

 

 

me reviennent en mémoire tous ces gestes ces mots manqués et manquants.

 

 

 

Impossible retour sur mes gestes , mes mots oubliés  à tous ces gens

 

 

 

qui ont donné genereusement  ces cadres images en portes ouvertes en grand;

 

 

 

 là, aux pieds de ces oliviers de ces petit chênes, au travers des larmes, m^me si longtemps

 

 

 

mes pensées hurlent aux os , des mots oubliés , attentifs , importants

 

 

 

des Mercis a renversser la face cachée de la lune, des Je Vous Aime en tres grand

 

 

 

comme CA ! Je vous ai aimé , aimé , oublié de le dire pourtant.

 

 

 

Et je  reviens , poussé toujours dans un décor qui me rappelle infailliblement

 

 

 

combien vos sourires vos actes vos dons vos êtres ont marqué mon présent;

 

 

 

ça je ne l'oublie pas et merci merci  je vous aime et le dis maintenant .

 

 

 

....je refais mon parcours a l'envers, je veillerai tard pour écouter mes mots hurlants

 

 

 

vers vos décors , vos rires , vos enfants, et vos peines vos ravages survenus d'Occident

 

 

 

jamais trop tard dit-on,réparrer les oublis et pour le dire ni assez souvent,

 

 

 

réinventer les gestes oubliés intégrés, impossible aux souvenirs d'avant

 

 

 

mais je sais que je vous ai aimé et vous aime Merci  aussi de cela , aujourd'hui et maintenant .

 AUDE WIE

 

             

                         

Paint Digitalblasphemy( l'homme au chat) tout digital ce n'est pas une photo mais de l'art en 3D

Par AUDE WIE - Publié dans : aude-wie beaucoup de delire et de mots pour rire
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Commentaires

Waow !!!
ben dis donc j'ai l'air fin avec mes quelques phrases moi.
Dis donc toi aussi tu taquines la muse.
Merci surtout à toi pour Abdou, si tu n'avais pas lancé le fil je ne sais pas comment j'aurais fait.
Je suis content pour lui et au moins ça prouve qu'il y a quand même des gens pas si bête sur le café.
Bonne journée AW
Amitiés
A bientôt
Commentaire n°1 posté par Eric le 06/12/2005 à 01h09
Un beau poeme. Rien à dire de plus. Des sentiments et rien d'autre.
Commentaire n°2 posté par Gutte le 08/12/2005 à 01h20
euh... j'ai oublié ce que je voulais dire :-) C'est bien !
a+++
Commentaire n°3 posté par jdn le 21/12/2005 à 14h47

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