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Mardi 11 mars 2008
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LES MOTS FILENT

( Histoire Banale ....................................... vecue a la minute quand ce

n'est pas au mot...........)

 

 

Préface pour se mettre en train:

Il était une ,deux et trois fois des mots qui s'emmêlaient et se liaient en sauce blanche sans grumeaux. "Que c'est amusant et triste, niais et instructif, toute cette écriture qui nous appelle et qui nous tue et qui parfois nous ramène à déclamer SHAKESPEARE :"être quel boulot!"et aux yeux de myrtilles blanches , pas ou trop mûres ! Noires mûres! Etrange de ne pas trouver ce que veut dire le moindre argent de lune noire normal brillant comme l'or d'un couchant , assis sur cette terre de cendres comiques et lasses aux souliers sans oeillet, trous, qui attendent et désespèrent ... Ecriture automatique,en pleine vapeur, éther noire et grise, nuage-firmament qui dissimule les troncs des racines jetées et écartelées ...bombes z'a grêle, pattes de hérons ou de flamants roses....de hérissons à poils ras ébouillantés pour des gitans faméliques (avec puces pour lier la sauce...bien sûr!)

I

Les mots défilent comme mes bas lorsque le temps ronge ses sangs, sens ? (et vice versa)...si t'as trop élimé le capuchon, goutte à goutte pour l'amour protection, au litre pour le mal anémié, bain de jouvance pour un vampire à crampons oublié au fond d'une crypte en Moldavie ....et qui crie Merde!.... à Polanski...

..au bal nous n'irons pas car usés sont nos mouchoirs d'avoir tant espéré et transpiré et pleurniché.....les dés en sont jetés les pauvres ! Nous passons donc la main pour un strip-pocker ...

....mais Lola démontée... sur le phare (et en épingle), jette un cil mauvais car son bras gauche file le parfait amour avec une jambe inconnue revenue d'Afrique par radeau et coupée jusqu'aux oignons pendant que son bras droit, à l'honneur, s'accapare la dernière chemise d'un maharadja............. les mouettes volent bas ce soir et les canettes aussi, les claques se perdent et les excuses sont toutes trouvées ;

Lola Lilas s'éclipse comme un soleil, car sa nature baigne en flot mensuel et menstruel; ...............le maçon l'a perdue d'ailleurs et monte un mur de silence à la main comme les Romains, tout en biglant d'un oeil borgne et astigmate rattrapé par l'autre, un bas qui pendouille lamentablement sur une jambe de bois parfumée d'écume du jour et de mer.......il garde ses deux pieds sur le haut du mur et s'écroule de stupeur ....c'est si fragile un silence, même enmuré dans une gargouille louche où les borgnes et les boiteux viennent se rincer la dalle et les yeux et agiter leurs mains pour un rien !.....

Le sang écarlate et épais gicle sur le comptoir, un oeil torve joue l'olive dans un martini qui n'est plus sec mais soudain on the mirette............ un poil s'enfuit en catimini du bras de l'assassin pour ne pas être complice ni risquer d'être victime ; le pianiste joue un air triste à assécher la mer toute proche et à fendre la pierre (il est pétrographe à ses heures), avec des doigts longs et blêmes beaux comme un chapelet de saucisses fraîches échappé d'un camion de charcuterie après un casse..... une Bunny'es passe imperturbable et nonchalante en proposant des clopes de contrebande et des tampax au cas où les clopes auraient des fuites... avec ses oreilles sur la tête (parfois elle les met autour de la taille quand elle a la migraine) et une queue en pompon aux fesses les jours de fête.

Un marin pleure du sang par une orbite (et non pas une bite en or comme l'ont trop dit des mauvaises langues) vide depuis peu et sur son sort de vie écrite par un Gide quelquonque au style plus coulant qu'un calandos trop fait...

Un chat blanc taxe la place sans plus de manière à un chat noir trop courant après les chats grisés dans les nuits sans lune et se frotte contre une cheminée où brûle un jambon en putréfaction......

...... malade et coupé bouffé par la gangrène qui sévit dans les ports, aux ruelles cruelles et mal affamées;. la jambe de bois en feu s'éloigne portant un demi vivant puant l'absinthe dégeulée et irisant l'eau sale d'un caniveau de moirages blanchâtres, les mots filent toujours plus vite que l'assassin et s'engluent dans un pastaga plus louche qu'un douanier du port ! ......l'air est doux dis donc!........ Lola, la main mollement appliquée sur un entrejambe raide qui cache la tache (et la tâche) séculaire du pécher originel, pousse une goualante qui fait frémir le chat blanc, le poil hérissé et découragé par son acte manqué (comme un moule à...) ...la nuit est fraîche aux sardines et aux maquereaux et, des amiraux pagnolesques rêvent à leur jeunesse qu'ils n'ont pas vue passer à briquer des ponts de vaisseaux fantômes toutes voiles dehors pour des opéras de quatre sous.....Lola beugle comme une suppliciée au feu, mais sans virginité, perdue il y a un bout faut bien dire dans un bordel mauresque...!

.Un marin blond jeune et beau, précieux comme une madeleine dans le café d'un mendiant, quitte le bastringue pour rejoindre un futur amant à la vue basse ; il essuie des rayons de ses manches retroussées, un oeil qui n'est plus clair, et chantonne quelques mots d'amour qui filent dans l'air chaud du soir ....la maréchaussée tape le carton....les vestes et les képis s'entassent sur un porte-manteau administratif et crade....Nuit calme : R.A.S .

Pendant ce temps Mike Amère est à la recherche de Jules les Grandes feuilles - ainsi surnommé pour souligner l'envergure de ses appendices auditifs - qui trimbale sa couenne de gros dégueu sur les trottoirs minces mais bondés de nanas plus ou moins fraîches en jupe plus ou moins courte , Mike sait que c'est l'heure où Julot Les grandes feuilles ramasse, en dépit d'une sciatique galopante, ses compteurs avec eau et gaz à tous les étages tout en distribuant quelques mornifles aux trois pôvres vieilles gagneuses édentées, à la purée depuis belle lurette déjà et qui prennent ça stoïquement comme une preuve de l'amour immense que leur marlou au vin blanc sec leur distribue sans compter tout en comptant par ailleurs les petits cadeaux de ses dames gagnés à saute-biquet ....Mike tourne le coin de la rue du bastrinque et là va rejoindre l'absinthe dégueulée dans le caniveau ; il n'a pas senti venir le coup mais a juste le temps avant de sombrer d'entendre Lola beugler :"Surabyes Johnny" d'un air plus rauque qu'un tubar mort de froid .....et c'est le trou noir.

Mais que fait la Police ?:

:..............Ces braves fonctionnaires assidus au boulot comptent avec les doigts de toutes leurs mains les points de la partie de cartes acharnée qu'ils viennent de finir, et dix de der ; on est pas rendu donc, parce que ce qui est de compter, c'est pas leur fort aux costauds des spignolettes !..... et quelques morts et blessés ont encore le temps d'embrasser la chaussée à pleine bouche....la nuit est vraiment calme à part quelques détails que ces messieurs de la maréee déchaussée à cette heure-là pour des charentaises toutes neuves règleront en trois lettres au bas de la feuille de relève : R.A.S.......et encore, un peu fatigant.......presque en heures sup' .........quoi !

(à suivre)Aude Wie/RAZA

Commentaires

p'tits bisous à toi
commentaire n° : 1 posté par : Sissi (site web) le: 09/04/2008 23:19:04

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