Tranches de Savoir de Henri Michaux
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(en vrac extraits)
*Même si c'est vrai , c'est faux .
*Si toutes les vaches fonçaient sur les camions, il y aurrait un recul des camionneurs, des ouvriers des abattoirs, et pendant quelque temps, des mangeurs de viande. Mais qu'elle ne s'y trompe pas, l'humanité n'est pas prête a lacher le bifteck et le lait de ses enfants , pour un simple affaire d'humeur.
*Lers éternelles croisades manquées:L'armée des chevaliers rencontra dans les plaines la troupe des ravageuses de genoux, et le grand élan succomba au ras des rhizomes
*Ce n'est pas un tic de girafe que de regarder à chaque instant à ses pieds.
*Celui-là avec sa vertu, il branle ses vices.*
*Pauvreté sans dette,ce serait trop de solitude , dit le pauvre en sa sagesse.
*Le désert n'ayant pas donné de concurence au sable, grande est la paix du désert.
*L'enseignement de l'araignée , n'est pas pour la mouche.
*Qui a rejetté son démon nous importune avec ses anges.
*L'épouvante aussitôt tutoie. Plus de risque d'éloquance.
*Que donnerait une distillation du Monde?" demandait,émerveillé, un homme , ivre pour la première fois.
*S'il veut des victimes, le tortionnaire devra les acceuillir, secondo, les protéger. Le reste , sa nature le lui indiquera suffisamment. Si toutefois il veut encor des conseils, c'est qu'il n'est pas suffisamment doué. L'aiguiller plutôt charité, ou justice, ou s'il demande encor des conseils, du côté mécannique, si arrivé là il pose encor des questions, souvenez vous qu'il y a la Philosophie.
*On ne voit pas les virgules entre les maisons, ce qui rend la lecture si difficile et les rues si lassantes à parcourir.
* La phrase dans les ville est interminable. Mais elle facsine et les campagnes sont désertées des laboureurs autrefois courageux qui maintenant veulent se rendre compte par eux mêmes du texte admirablement retors, dont le monde parle, si malaisé à suivre, le plus souvent impossible.
* Ce qu'ils tentent de faire pourtant, ces opiniâtres travailleurs, marchant sans arrêt, lapant au passage les maladies des égouts et la lèpre des façades, plutôt que le sens qui se dérobe encor. Drogués de misères et de fatigue, ils errent devant les étalages, égarant parfois leur but, leur recherche jamais... et ainssi s'en vont nos bonnes campagnes.
Henri Michaux:FACE AUX VERROUS, poésie pensées , extraits des Tranches de savoir.
Voici ce que m'en a dit le copain qui m'a offert ce livre en 90:"Un livre à fracturer...à pénétrer...bref à défoncer...l'auteur nous y invite ...puisque verrous il y a !!Arrêtons de chercher les clefs(clés)... les cambrioleurs de l'esprit sont là......Michaux nous montre la voie..............Bon.....allons-y !" ....Gé " à vous de voir si cet auteur tres hypnotique pour ma part vous facsinera aussiAUDE WIE
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