Lundi 16 mai 2005
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SANS MEMOIRE
Dans les rue vides de sens
interdits au passage des hommes nus
les rats se frottent la panse
et les chats offrent leur cul
a une lune aveugle et sourde
Dans les rues vides et sales
sous des néons fatigués
les hommes au crânes pâles
déhambulent leur pauvreté
La ville pleure et glisse
sur des rails démontés
comme des vagues lisses
brillantes, pièges aux pieds.
Les bars ont fermé au froid
en dégueulant leur mousse
de misères, cancers du foie
avec licence et autorisation
de tuer encaissées
Dans les rues vide d'essence
nauséabonde dérivent
dans les caniveaux d'eau rance
les hommes à nus, ivres
de folies perdues
joies et deuils passés
sous les ponts des rus
des hommes trop fardés
par des vies en blues
s'évaporent dans les coins
ou se perdent en reflets
dans des vitrines aux reins
froides par corps happés
Dans des rue vides , emplies
de bruits sourds, de râles
où des hommes nus plient
sous le poids de ce que valent
leurs histoires, leurs passés
pleurs inutiles pour les enfants
morts ici ou ailleurs sacrifies
os blanchis et jaillissants
des mémoires accerées
de ceux qui mutilés, aux yeux
interrogatifs sur l'oubli de leur jeux.
Les rues vides ont des sens interdits
dans des villes lointaines, inconnues
éveillées sans cesse par des cris
ceux des villes que l'on tue.
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AUDE WIE./CTAC
paint digytalblasphémy
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