Partager l'article ! a tous mes morts d'amour ! ANNA BERLIN: ...
ANNA BERLIN
Parce que du temps où je tra^nais
du coté de chez Anna
où par les vitrines pâles aux figures
trempées aux pluies noires d'été
je gueulais les fous combats
les creuses mais lourdes pensées
aux rails de vengeances dures
pour qui tant de fois
réveillé au matins fiélés:
les corbeaux en esprits au-delà
ecorchaient son nom , impurs,
dessus des nappes maccullées ,
des sangs versés sur des tas
d'autres Anna , Rinus , Arthur
en flots de larmes naviguées
tristes sorts, amants d'autrefois .
Beugler , des incertitudes passées, futures
sorties des tunnels de metro hantés
de pleurs des ailes d'anges benoîts
baignés, lumineux comme saumure
ou huiles des roues et boîtes vidées.
Marée de souffrance sur les pas
de l'histoire, où marchent purs
mes fantômes fiers et blessés
qui n'ont jamais crié :Je me bats
comme je hurle leurs nature.
Je pleure sur les cadavres aimés
aux boutiques des ex-tas
siés, de faire bonne figure,
je rage aux gales et je rime tout bas
à tous ces typhus et autres moisisures.
Mes amours en histoires mitées
déraillent sur leurs voix
ex -kisses sans voilures.
Où sont mes trains balizés
mes passages en voitures -repas
dégueulant encor vos pourritures?
Les calmes adieux evaporés
des bouches violettes , des morts, si bas
histoires de notes, musiques sussurent
que je ne reviendrai plus pleurer
leurs os , leurs chairs , leurs bras
aux verts des néons comme des blessures.
Mes anges sont partis a la dérobée
ils chantent en cathédrales ou sur le pas
d'autres portes a Berlin sans mur,
ou à Houston , par le monde eparpillés
mes Arthur mes Rinus mes Anna
aux mondes de l'Amour à grandes déchirues.
Je hurle et hurle en dedans , il l'est ,
sourd ,tout ce monde : artifices magnificats
je retourne contre lui la blessure .
Anna , amour,
A mort Anamour.
Anniversaire poême
D'un monde d'Anathèmes
AUDE WIE
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