Vendredi 17 juin 2005 5 17 /06 /2005 00:00

 

 

AH! MARSEILLE!

L'air léger des pêchers en fleurs, parfum douçâtre, mêlé à celui des cerisiers et des pommiers. L'arrière-pays distillant des effluves âcres dans l'air humide venu de la mer. Les rayons de soleil pauvres encore, des brins de vent tièdes comme des murmures en promesses sur la courbe des cous de jeunes gens déjà dorés par la lumière d'un début de printemps. Les robes, légères, et dansantes, les premières glaces dégustées voracement par des enfants turbulants et rieurs...

Arbres majestueux couronnés des franges du soleil encore timide.Vagues blanches écrasées par les froids et chauds des vents de saison, vents de fous , éparpillés les premiers polens et teintés de jaune soufre des voitures de toutes couleurs laissées pour des marches plus calmes et cheminantes. Les dimanches pleins de cloches tintantes au loin comme des aimants aux oreilles des amoureux de l'année naissante, l'air plein de douceur, de parfums et d'amour mêlés au bruit discret mais perceptible des baisers volés...

Rires en cascades des futurs amants sous l'oeil miséricordeux de la Bonne Mère, ... La ville blanche de soleil du renouveau, dans l'eau du port. Des airs d'Ophélie et le spectacle des reflets blancs, vol de mouettes et voiles de bateaux peints de neuf étalés en faux-airs de virginité pour un port de longue date prostitué........

Le printemps aux voilages des mensonges bleus et blanc, parée la ville sous ces mensonges bénins aux airs virginaux : Mai Mois de Marie ! Et tout ce petit monde aux mains prises et nouées en miriades de vols d'Amour éblouissants, car neufs comme des sous jetés pour les voeux d'Amour en baisers et en prières entendues certainement du plus haut de cette Bonne Mère au geste large et réconfortant... Mai à Marseille, mois des Amours, du liseron et de l'églantine, de la primevère et des rosiers en boutons commes ces gamins du port en serments éternels...

La ville de même aux grands voeux jetés, étalée dans une lumière découpée comme une carte postale aux plaisirs des yeux des badauds d'ici et d'ailleurs, émerveillés chaque fois de cet instant Féerique ;

tous les possibles en une ville sous un charme précis -celui de la paix et du renouveau ; rien de palpable, juste une impression... mille fois retrouvée et pourtant insaisissable... Prémices d'un bel été... La ville à pleins poumons, souffles de vent profond, parfums de mille et une nuits...

Marseille La grise, Blanche comme pour des fiancailles avec Mistral... Bonheurs certains, des amours éphémères ou non !!

Aude Wie

Paint Jim Waren

Par WIE - Publié dans : aude-wie beaucoup de delire et de mots pour rire
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