LES MOTS FILENT
( Histoire Banale ....................................... vecue a la minute quand ce
n'est pas au mot...........)
Préface pour se mettre en train:
Il était une ,deux et trois fois des mots qui s'emmêlaient et se liaient en sauce blanche sans grumeaux. "Que c'est amusant et triste, niais et instructif, toute cette écriture qui nous appelle
et qui nous tue et qui parfois nous ramène à déclamer SHAKESPEARE :"être quel boulot!"et aux yeux de myrtilles blanches , pas ou trop mûres ! Noires mûres! Etrange de ne pas trouver ce que veut
dire le moindre argent de lune noire normal brillant comme l'or d'un couchant , assis sur cette terre de cendres comiques et lasses aux souliers sans oeillet, trous, qui attendent et désespèrent
... Ecriture automatique,en pleine vapeur, éther noire et grise, nuage-firmament qui dissimule les troncs des racines jetées et écartelées ...bombes z'a grêle, pattes de hérons ou de flamants
roses....de hérissons à poils ras ébouillantés pour des gitans faméliques (avec puces pour lier la sauce...bien sûr!)
I
Les mots défilent comme mes bas lorsque le temps ronge ses sangs, sens ? (et vice versa)...si t'as trop élimé le capuchon, goutte à goutte pour l'amour protection, au litre pour le mal anémié,
bain de jouvance pour un vampire à crampons oublié au fond d'une crypte en Moldavie ....et qui crie Merde!.... à Polanski...
..au bal nous n'irons pas car usés sont nos mouchoirs d'avoir tant espéré et transpiré et pleurniché.....les dés en sont jetés les pauvres ! Nous passons donc la main pour un strip-pocker ...
....mais Lola démontée... sur le phare (et en épingle), jette un cil mauvais car son bras gauche file le parfait amour avec une jambe inconnue revenue d'Afrique par radeau et coupée jusqu'aux oignons pendant que son bras droit, à l'honneur, s'accapare la dernière chemise d'un maharadja............. les mouettes volent bas ce soir et les canettes aussi, les claques se perdent et les excuses sont toutes trouvées ;
Lola Lilas s'éclipse comme un soleil, car sa nature baigne en flot mensuel et menstruel; ...............le maçon l'a perdue d'ailleurs et monte un mur de silence à
la main comme les Romains, tout en biglant d'un oeil borgne et astigmate rattrapé par l'autre, un bas qui pendouille lamentablement sur une jambe de bois parfumée d'écume du jour et de
mer.......il garde ses deux pieds sur le haut du mur et s'écroule de stupeur ....c'est si fragile un silence, même enmuré dans une gargouille louche où les borgnes et les boiteux viennent se
rincer la dalle et les yeux et agiter leurs mains pour un rien !.....
Le sang écarlate et épais gicle sur le comptoir, un oeil torve joue l'olive dans un martini qui n'est plus sec mais soudain on the mirette............ un poil s'enfuit en catimini du bras de
l'assassin pour ne pas être complice ni risquer d'être victime ; le pianiste joue un air triste à assécher la mer toute proche et à fendre la pierre (il est pétrographe à ses heures), avec des
doigts longs et blêmes beaux comme un chapelet de saucisses fraîches échappé d'un camion de charcuterie après un casse..... une Bunny'es passe imperturbable et nonchalante en proposant des clopes
de contrebande et des tampax au cas où les clopes auraient des fuites... avec ses oreilles sur la tête (parfois elle les met autour de la taille quand elle a la migraine) et une queue en pompon
aux fesses les jours de fête.
Un marin pleure du sang par une orbite (et non pas une bite en or comme l'ont trop dit des mauvaises langues) vide depuis peu et sur son sort de vie écrite par un Gide quelquonque au style plus
coulant qu'un calandos trop fait...
Un chat blanc taxe la place sans plus de manière à un chat noir trop courant après les chats grisés dans les nuits sans lune et se frotte contre une cheminée où brûle un jambon en putréfaction......
...... malade et coupé bouffé par la gangrène qui sévit dans les ports, aux ruelles cruelles et mal affamées;. la jambe de bois en feu s'éloigne portant un demi vivant puant l'absinthe dégeulée et irisant l'eau sale d'un caniveau de moirages blanchâtres, les mots filent toujours plus vite que l'assassin et s'engluent dans un pastaga plus louche qu'un douanier du port ! ......l'air est doux dis donc!........ Lola, la main mollement appliquée sur un entrejambe raide qui cache la tache (et la tâche) séculaire du pécher originel, pousse une goualante qui fait frémir le chat blanc, le poil hérissé et découragé par son acte manqué (comme un moule à...) ...la nuit est fraîche aux sardines et aux maquereaux et, des amiraux pagnolesques rêvent à leur jeunesse qu'ils n'ont pas vue passer à briquer des ponts de vaisseaux fantômes toutes voiles dehors pour des opéras de quatre sous.....Lola beugle comme une suppliciée au feu, mais sans virginité, perdue il y a un bout faut bien dire dans un bordel mauresque...!
.Un marin blond jeune et beau, précieux comme une madeleine dans le café d'un mendiant, quitte le bastringue pour rejoindre un futur amant à la vue basse ; il essuie des rayons de ses manches retroussées, un oeil qui n'est plus clair, et chantonne quelques mots d'amour qui filent dans l'air chaud du soir ....la maréchaussée tape le carton....les vestes et les képis s'entassent sur un porte-manteau administratif et crade....Nuit calme : R.A.S .
Pendant ce temps Mike Amère est à la recherche de Jules les Grandes feuilles - ainsi surnommé pour souligner l'envergure de ses appendices auditifs - qui trimbale
sa couenne de gros dégueu sur les trottoirs minces mais bondés de nanas plus ou moins fraîches en jupe plus ou moins courte , Mike sait que c'est l'heure où Julot Les grandes feuilles ramasse, en
dépit d'une sciatique galopante, ses compteurs avec eau et gaz à tous les étages tout en distribuant quelques mornifles aux trois pôvres vieilles gagneuses édentées, à la purée depuis belle
lurette déjà et qui prennent ça stoïquement comme une preuve de l'amour immense que leur marlou au vin blanc sec leur distribue sans compter tout en comptant par ailleurs les petits cadeaux de
ses dames gagnés à saute-biquet ....Mike tourne le coin de la rue du bastrinque et là va rejoindre l'absinthe dégueulée dans le caniveau ; il n'a pas senti venir le coup mais a juste le temps
avant de sombrer d'entendre Lola beugler :"Surabyes Johnny" d'un air plus rauque qu'un tubar mort de froid .....et c'est le trou noir.
Mais que fait la Police ?:
:..............Ces braves fonctionnaires assidus au boulot comptent avec les doigts de toutes leurs mains les points de la partie de cartes acharnée qu'ils viennent de finir, et dix de der ; on
est pas rendu donc, parce que ce qui est de compter, c'est pas leur fort aux costauds des spignolettes !..... et quelques morts et blessés ont encore le temps d'embrasser la chaussée à pleine
bouche....la nuit est vraiment calme à part quelques détails que ces messieurs de la maréee déchaussée à cette heure-là pour des charentaises toutes neuves règleront en trois lettres au bas de la
feuille de relève : R.A.S.......et encore, un peu fatigant.......presque en heures sup' .........quoi !
(à suivre)Aude Wie/RAZA
(pôeme
attachant)
Tu es né à St Brieux* , au cri de la langouste
vendue le matin sur le port
là où l'Océan contre des falaises au blanc
joue a saute-mouton .
pour ètre Numero 1
jour apres jour
con à courir contre soi -même , et,
Suprême Volupté, d'avoir presque gagné!
Pleurer très fort
laisser ouvert
pour mieux laisser passer
ce que d'autres pourraient voir
comme pour faire croire...
ne pas oublier un robinet ,
négatif wek-end au pas lents,
gris teinté de rose ,buées en faiences.
Les Vandales ont touché du doigt
les chevaux non ferrés , fiéfés froussards,
car les chiens en massifs et laurriers
n'ont laissé que les pierres brûlées
sous des corps d'humains,
rires décomposés,
scandales photographiés l'apres -midi,
cous lèchés, mains dans les poches
canifs en quète de tiges à couper;
griffures des arbres ,
amoureux voyeurs ,
pies voleuses à l'oeil de la buse
fondant l'étain
se prenant pour Magma
sur l'enclume d'un quelconque Vulcain;
pensée:
(!cervelles laissées au fond des ventres explosés!)*2
Tu ramasse du déja vu
comme un alpiniste s'assure
et pompe des étoiles dans les bulles de cidre
à la lueur des chandelliers
Tu parle , parle , parle,
sans connaître,
et trie des mots comme,
un singe poil à poil
le manteau de la désirée
pour mieux plaire;
épouillage amoureux à rendre furieux
la Mâle Langouste à l'éventail japonisant
à l'oeil périscopique dansant
dans le flux de marée basse
entre trois pierres de calvaire..
La daurade reniffle de dépit,
de n'être autre chose
qu'un porte écaille, aux nageoires tristes,
tandis que , tombées de je ne sais quel arbre,
en carapaces plombées,
tancks aux déserts
sous des palmiers de corail
la Belle, la Suprême Langouste
réuni de minuscules cailloux
pour attirer à elle
le petit bigorneau et ses petits frères ,et,
un galant ,
ou deux , jouant les paons de la queue;
Tu compte ,compte, compte,
les vagues vagues souvenirs ,en flot
de marée haute
et emplis la tempête de sourds
et beaux rochers hypocrites
...la plage n'est plus ...
Tu referras ton château
sur le banc de sardines, où
de vieilles étoiles
de mer, papottent en bulles.
Impatient tu coures au plus vite
apres un temps certain;
futur?
l'avenir se prépare dans l'eau de mer
et à chaque aube naissante
tu refais, encor et encor l'inventaire
Les chaluts arrivent sous des nuages sanglants
aux reflets de fausse dorure
les casiers allignés étalent
les amoureuses et des multitudes de coquilles
qui caracollent comme des chapeaux
aux jours de primptemps pour
échapper à un air marqué et souillé de tes pas ...
ordinaire journée
en appui sur demain comme celle de la veille.
Tu crois comprendre et te rapelle
que ta poitrine un temps, ne se soulevait pas...
Alors ramassant une poignée
de mollusques peureux d'un geste ample
comme une jouissance
tu renvoie à la mer le fugitif souvenir.
Ta ville s'éteint et s'allume
en chandelles
.....des bruits en sucions et craquements
montent des ruelles vieillottes:
la langouste a rougit
dans le noir cul
d'eau bouillante d'une lessiveuse
et se laisse décapiter par des amoureux.
La Daurade rescapée, n'en saura jamais rien,
mais lache un gros soupir
et s'éloigne du lieu .
Aude Wie
Tous les Hommes sont immortels et naissent tous au centre du monde. Ils appellent mort l'étape qui consiste à éparpiller les atomes qui les constituent à travers le cosmos avant une réitération de la métamorphose. Quant à ce qu'ils appellent la conscience, comment pourrait-elle disparaître puisque c'est la conscience ? Nous avons le droit et le devoir d'être heureux. A A la question fondamentale que se posait Antonin Artaud : A-t-on le droit d'être un homme ? aujourd'hui on peut répondre " oui ". Et quand Guillaume Apollinaire s 'est interrogé dans son talisman et qu'il a levé le nez au ciel comme Saint-exupéry en déclamant :
" Voie lactée ô sœur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivront nous d'ahan
Ton cours vers d'autres nébuleuses. "La réponse est oui, oui et oui, mais lui ne le savait pas, nous nous le savons désormais, notre corps à notre mort poursuivra son cours vers d'autres nébuleuses, notamment la nébuleuse d'Orion qui est une pépinière d'étoiles.
(ainsi la physique rencontre le poétique)Mais là, je vous parle d'un temps que vous ne pouvez pas connaître, c'était le temps où tous les Hommes avaient le droit de penser parce que chacun était pourvu de l'outil nécessaire qu'on appelait la filosophie.
Mais un jour un grand malheur arriva, je vous l'assure. Un gars plutôt baraqué vint tenir ce langage : " En vérité, en vérité, je vous le dis ", il ne faut pas dire filosofie, mais philosophie parce que cela vient du Graique. Tous les hommes restèrent interloqués.
Il poursuivit : désormais pour penser il faudra connaître le Graique. Les Dieux Graiques : Apollon, Parthénon, Arsinoé et plein d'autres, puis les enfants des Dieux : Castor et Pollux, et puis il faudra connaître les enfants des enfants : Torrey canion, Olympic bravery, Erika et encor plein d'autres jusqu'à la dernière génération, et puis il faudra apprendre la gare de Troyes dans l'aube du soleil mouvant, les aventures extraordinaires d'Homère et d'Omar, les temples et leurs faubourgs, l'art de lire dans l'avenir dans les saucisses de Francfort, et encor plein de choses comme la victoire de Samo trace contre Paris Saint Germain par deux buts à zéro et puis la Vénus de Milou dans tintin et la Castafiore " Ah je ris de me voir si belle en ce miroir ! " et puis encor plein de choses. Nous ouvrirons des écoles que l'on appellera " liçé " parce que cela vient du Graique, pour apprendre tant belles et bonnes choses, comme disait Gargantua.
Pour ceux qui sont anti-graique, que l'on appellera des turcs, ils n'auront droit qu'au élepé où ils apprendront à cirer les godasses et faire de la motocrotte. Les autres qui sauront tout des Graiques passeront l'épreuve sacrée des Dieux de l'Olympe que l'on appelle bac du nom d'un certain compositeur qui pensait plus à faire des fugues qu'à jouer du biniou Graique, mais passons.
L'épreuve sacrée des Dieux consistera à réciter par cœur les cent huit façons de cuire les nouilles, ceux là seulement auront le droit de penser.
Voilà, il y aura désormais deux sortes d'Hommes sur terre : il y aura les penseurs (pensaré, pensarum, pansement) qui sauront tout du Graique (surtout le chef Lustucru) qui donc si vous m'avez bien suivi sert à fixer définitivement l'art des cent huit façons de faire cuire les nouilles. On les appellera " chef " et les autres que l'on appellera public, quidam, anonymes, peuple, populo, grands couillons, foule électeurs, citoyens, élèves, minus, membre, automobiliste, vacanciers, pêcheur, chasseur, cueilleur, andouille, travailleur, salarié, fonctionnaire, internautes, abonnés, public, et puis plein de noms que l'on inventera exprès pour eux, comme le doux nom d'effectif. Etre ou ne pas être de l'effectif sera leur unique question. Ils feront ce que l'on leur donnera à faire et n'auront pas accès à la contradiction pas plus que dialectique ni rhétorique parce qu'ils ne sauront pas le Graique.
Ceux-là, donc, on les dénombrera, les pèsera, les mesurera en mètres, kilomètres, hecto-Pascal, intensité, corpuscule, pression, ils auront une abscisse et une ordonnée et suivront sans se poser de questions la route fleurie des lois logarithmiques, héliocentriques, de cloches, sérielles, pulsatoires, civiles, commerciales et pénales.
Ils suivront strictement ces lois. Ils n'auront pas d'individualité sauf pour aller en prison ou faire pipi.
Les autres, ceux qui savent qu'ils ne savent pas, qui penseront, donc qui connaissent le graique, on les appellera Dieux vivants. Ils auront dix pour cent de remise chez Darty, le titre de bienfaiteur de la Patrie, de vainqueur de l'Annapurna, de ministre des tas, de président des Unions Syndicales et sociales des arrondissements et territoires et archipels réunis, Praesidium du Soviet Suprème, Libérateur du monde, grand timonier, successeur de Saint-Pierre, engendrés et non pas créés, Martyr, Fils du ciel, Caprice des Dieux, Vache qui rit et encor plein de choses belles et bonnes qui plaisent à Dieu notre sauveur.
" Oui, ne riez pas " dit le gars plutôt baraqué qui parle, parle, parle, si le monde est ce qu'il est comme je vous dis, c'est parce qu'il m'est dicté directement par Dieu le père, le fils, le cousin, le neveu jusqu'à la quatorzième génération, et Dieu veut qu'il en soit ainsi, en vérité, je vous le dis.
Et ceux qui s'opposeront à sa loi seront des renégats, des va-nu-pieds, des imposteurs, des nihilistes, des fils du Diable, des chômeurs et des essedéefs
Alors, interloqué, chacun rentra chez lui à la place où est la sienne et ce fut un grand malheur pour les uns et un divin bonheur pour les autres.
Alors plus tard on inventa la télé et tout le monde fut content, c'est ce qu'on appelle aujourd'hui l'ère du football, qui se situe comme chacun sait, après le jurassique. Et tout dans la vie prit un goût généreux, subtil et doux comme du miel. Ceux qui pensèrent ne pensèrent plus, puis que ce n'était plus nécessaire et les autres se vautraient sur le canapé en mangeant des chips devant la télé. Et l'on a appelé cela l'ère de la modernité et ils oublièrent complètement qu'ils étaient des hommes sauf pour le prêt à penser. Alors, il caquetèrent, piaffaient, aboyaient, pépillaient et se mirent à marcher à quatre pattes, leurs oreilles se sont allongées, une queue a poussé, et l'on a appelé cela l'évolution. Et, ce n'est que des millions et des millions d'années après qu'ils se souvinrent que :
Tous les Hommes sont immortels et naissent tous au centre du monde. Ils appellent mort l'étape qui consiste à éparpiller les atomes qui les constituent à travers le cosmos avant une réitération de la métamorphose…AUDE WIE /TRIS ZARA
(texte a deux voix et deux mains ! 2002 copy@ MARSOUPIO receuil des GNOU-GNOUS )
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MONSTRES ET MERVEILLES
D'AUJOURD'HUI......
Aujourd'hui sont nées mille roses
dans le jardin d'à côté
merveille de rouge au sang
comme blessures appotéose
sur un champs torturé
mort cachée de tant d'enfants
Aujourd'hui de drôles de choses
pas tres loin de l'autre côté
ont poussé contre des murs brulants
des cris des pleurs qu'on ose
repousser dans les gosiers
avec les mains avec les dents
Aujourd'hui le regard se pose
comme un rêve eclaté
qui s'enfuit dans les voiles du vent
qui se roule et toune et pose
faux comme le geste agacé
comme les notes de l'instrument .
Aujourd'hui le soir me cause
de lendemain ensoleillé
le silence avance patient
mais je ne crois pas et morose
je tape bêtement sur un clavier
sans note , ni clef des champs
Aujourd'hui sous mes paupières closes
mon regard a broyéé
l'image de imonde, du dérangeant
je ne suis pas prince et apose
une vague particule nacrée
au bas des mots excuses d'arguments
Aujourd'hui pendant que le monde s'arrose
de parfums et se vêt
de tapis de chine ou bien d'orient
de vouloir ni plus voir s'enquilose
montent des cris enroulés
sur nos gestes de faux fuyants
Demain sera toujours plus rose
nouvelles vies de ventres eclatés
amour privé amour naissant
se sera autres et grande choses
enfants de demain choyés
sur les cris de mort d'autres enfants
Demain encor poussera la rose
dans le jardin d'a côté
sur des rires des ricanements
enfant qui dans un pleur ose
pour une bosse au front crier
et que sourds encor accourent tant de gens
Aujourd'hui, demain comme clause
vivent milles enfant g^tés
sans yeux sans oreilles transparents
pour des champs du rouge passé rose
oubli des fronts têtus et baissés
contre des murs de sacrifices puants
AUDE WIE
Car les Chambres se souviennent
Ils voyagerons ensemlble ,bien que des terres et des oceans d'improbables les séparent.
Voyages fugaces à un bout de vie, dans un temps que l'on ne définit plus.Voyages qui aboutissent tres invariablement , souvent en départs , mais point d'arrivées.
Mais, cette présence goutte a goute est toujours douloureuse, douleur du désir, douleur de peur de trop ou trop peu d'amour, incertitudes , douleurs parrallèles qui ne feront sans doute jamais mentir les lois de la géométrie ...géometrie des coeurs qui se supperposent des corps qui prennent des poses lacives et s'endorment epuisés, emboîtés de cette peur de perdre un seul moment de la douceur d'un contact souvent si éphémère....toujours ephémère , pour l'amant ou l'amante qui est en demande pendant que l'autre se repose aux draps de bataille, peut-ètre la dernière bataille pour celui qui attend ......
L'amante ou l'amant aspire a une géometrie parfaite revolutionnaire a la hauteur de son 'amour de la passion qu'il donne .
Il aspire à se cacher le visage là au creux du cou de l'épaule , à embrasser un front aux yeux toujours étonnés, à fermer d'un baiser ces paupières, dont les yeux ne lui disent pas l'attente.....alors il baise ces yeux ce visage sans le regarder juste en jouissant du moment.... abandonné.
L'instant ou l'on doute, l'instant du désir de la présence de l'autre, que l'on appelle en son corps et qui n'est pas .....même abandonné dans la chambre aux odeurs de passions , l'amant ou l'amante savent le moment exact ou drapé dans la lumière des ors de l'aubes aux brumes se levant a peine , annonce les prémices d'un dépard non avoué, non dit, pour un retour des plus aléatoire .
Alors devant la fenêtre, qui fait entrer d'autres senteurs ,celui qui reste , regarde avec un minime espoir de retrouvailles , une forme floue qui s'eloigne , remuant tout son être et secouant les brumes de la nuit , il prend une cigarette et rêve sur des volutes bleues :courbe d'une hanche , peau luisante de l'amour, odeurs à corps perdus !
Les yeux dans le vague matin frais, il hume les dernières traces de la chambre complice et se roule dans un manteau de fumée et d'odeurs , d'incertitudes .......ce doute qui l'envahit de perdre tout ces gestes ces cris sourds ces odeurs cette violence si charnelle...il ne peut croire que ce ne fut que passage ..il reste là dans la chambre assis sur le rebord de la fen^tre qui lui apporte milles odeurs milles chants de corps à l'unisson , tant de draps qui lui racontent l'amour , son attende se transforme en desir , desir de retrouver ces gestes si doux et si durs a la fois, il espère là, dans la fumée de sa cigarette une géometrie a l'unisson et s'en conveint......ce soir lorsque la lune sera pâle elle amènera des senteurs espèrées, des passions folles pour un mot qu'il ne dira pas .
Car les mots sont inutiles ......seule compte la présence qu'il sent encor ....Passion a vivre a jouer sans mots supperfus...Car les mots, les mots, n'ont là plus rien a dire .
AUDE WIE
Photos Williams Roops Presenté par Aude Wie







