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LES MOTS FILENT
( Histoire Banale ....................................... vecue a la minute quand ce
n'est pas au mot...........)
Préface pour se mettre en train:
Il était une ,deux et trois fois des mots qui s'emmêlaient et se liaient en sauce blanche sans grumeaux. "Que c'est amusant et triste, niais et instructif, toute cette écriture qui nous appelle
et qui nous tue et qui parfois nous ramène à déclamer SHAKESPEARE :"être quel boulot!"et aux yeux de myrtilles blanches , pas ou trop mûres ! Noires mûres! Etrange de ne pas trouver ce que veut
dire le moindre argent de lune noire normal brillant comme l'or d'un couchant , assis sur cette terre de cendres comiques et lasses aux souliers sans oeillet, trous, qui attendent et désespèrent
... Ecriture automatique,en pleine vapeur, éther noire et grise, nuage-firmament qui dissimule les troncs des racines jetées et écartelées ...bombes z'a grêle, pattes de hérons ou de flamants
roses....de hérissons à poils ras ébouillantés pour des gitans faméliques (avec puces pour lier la sauce...bien sûr!)
I
Les mots défilent comme mes bas lorsque le temps ronge ses sangs, sens ? (et vice versa)...si t'as trop élimé le capuchon, goutte à goutte pour l'amour protection, au litre pour le mal anémié,
bain de jouvance pour un vampire à crampons oublié au fond d'une crypte en Moldavie ....et qui crie Merde!.... à Polanski...
..au bal nous n'irons pas car usés sont nos mouchoirs d'avoir tant espéré et transpiré et pleurniché.....les dés en sont jetés les pauvres ! Nous passons donc la
main pour un strip-pocker ...
....mais Lola démontée... sur le phare (et en épingle), jette un cil mauvais car son bras gauche file le parfait amour avec une jambe inconnue revenue d'Afrique par
radeau et coupée jusqu'aux oignons pendant que son bras droit, à l'honneur, s'accapare la dernière chemise d'un maharadja............. les mouettes volent bas ce soir et les canettes aussi, les
claques se perdent et les excuses sont toutes trouvées ;
Lola Lilas s'éclipse comme un soleil, car sa nature baigne en flot mensuel et menstruel; ...............le maçon l'a perdue d'ailleurs et monte un mur de silence à
la main comme les Romains, tout en biglant d'un oeil borgne et astigmate rattrapé par l'autre, un bas qui pendouille lamentablement sur une jambe de bois parfumée d'écume du jour et de
mer.......il garde ses deux pieds sur le haut du mur et s'écroule de stupeur ....c'est si fragile un silence, même enmuré dans une gargouille louche où les borgnes et les boiteux viennent se
rincer la dalle et les yeux et agiter leurs mains pour un rien !.....
Le sang écarlate et épais gicle sur le comptoir, un oeil torve joue l'olive dans un martini qui n'est plus sec mais soudain on the mirette............ un poil s'enfuit en catimini du bras de
l'assassin pour ne pas être complice ni risquer d'être victime ; le pianiste joue un air triste à assécher la mer toute proche et à fendre la pierre (il est pétrographe à ses heures), avec des
doigts longs et blêmes beaux comme un chapelet de saucisses fraîches échappé d'un camion de charcuterie après un casse..... une Bunny'es passe imperturbable et nonchalante en proposant des clopes
de contrebande et des tampax au cas où les clopes auraient des fuites... avec ses oreilles sur la tête (parfois elle les met autour de la taille quand elle a la migraine) et une queue en pompon
aux fesses les jours de fête.
Un marin pleure du sang par une orbite (et non pas une bite en or comme l'ont trop dit des mauvaises langues) vide depuis peu et sur son sort de vie écrite par un Gide quelquonque au style plus
coulant qu'un calandos trop fait...
Un chat blanc taxe la place sans plus de manière à un chat noir trop courant après les chats grisés dans les nuits sans lune et se frotte contre une cheminée où
brûle un jambon en putréfaction......
...... malade et coupé bouffé par la gangrène qui sévit dans les ports, aux ruelles cruelles et mal affamées;. la jambe de bois en feu s'éloigne portant un demi
vivant puant l'absinthe dégeulée et irisant l'eau sale d'un caniveau de moirages blanchâtres, les mots filent toujours plus vite que l'assassin et s'engluent dans un pastaga plus louche qu'un
douanier du port ! ......l'air est doux dis donc!........ Lola, la main mollement appliquée sur un entrejambe raide qui cache la tache (et la tâche) séculaire du pécher originel, pousse une
goualante qui fait frémir le chat blanc, le poil hérissé et découragé par son acte manqué (comme un moule à...) ...la nuit est fraîche aux sardines et aux maquereaux et, des amiraux pagnolesques
rêvent à leur jeunesse qu'ils n'ont pas vue passer à briquer des ponts de vaisseaux fantômes toutes voiles dehors pour des opéras de quatre sous.....Lola beugle comme une suppliciée au feu, mais
sans virginité, perdue il y a un bout faut bien dire dans un bordel mauresque...!
.Un marin blond jeune et beau, précieux comme une madeleine dans le café d'un mendiant, quitte le bastringue pour rejoindre un futur amant à la vue basse ; il
essuie des rayons de ses manches retroussées, un oeil qui n'est plus clair, et chantonne quelques mots d'amour qui filent dans l'air chaud du soir ....la maréchaussée tape le carton....les vestes
et les képis s'entassent sur un porte-manteau administratif et crade....Nuit calme : R.A.S .
Pendant ce temps Mike Amère est à la recherche de Jules les Grandes feuilles - ainsi surnommé pour souligner l'envergure de ses appendices auditifs - qui trimbale
sa couenne de gros dégueu sur les trottoirs minces mais bondés de nanas plus ou moins fraîches en jupe plus ou moins courte , Mike sait que c'est l'heure où Julot Les grandes feuilles ramasse, en
dépit d'une sciatique galopante, ses compteurs avec eau et gaz à tous les étages tout en distribuant quelques mornifles aux trois pôvres vieilles gagneuses édentées, à la purée depuis belle
lurette déjà et qui prennent ça stoïquement comme une preuve de l'amour immense que leur marlou au vin blanc sec leur distribue sans compter tout en comptant par ailleurs les petits cadeaux de
ses dames gagnés à saute-biquet ....Mike tourne le coin de la rue du bastrinque et là va rejoindre l'absinthe dégueulée dans le caniveau ; il n'a pas senti venir le coup mais a juste le temps
avant de sombrer d'entendre Lola beugler :"Surabyes Johnny" d'un air plus rauque qu'un tubar mort de froid .....et c'est le trou noir.
Mais que fait la Police ?:
:..............Ces braves fonctionnaires assidus au boulot comptent avec les doigts de toutes leurs mains les points de la partie de cartes acharnée qu'ils viennent de finir, et dix de der ; on
est pas rendu donc, parce que ce qui est de compter, c'est pas leur fort aux costauds des spignolettes !..... et quelques morts et blessés ont encore le temps d'embrasser la chaussée à pleine
bouche....la nuit est vraiment calme à part quelques détails que ces messieurs de la maréee déchaussée à cette heure-là pour des charentaises toutes neuves règleront en trois lettres au bas de la
feuille de relève : R.A.S.......et encore, un peu fatigant.......presque en heures sup' .........quoi !
(à suivre)Aude Wie/RAZA
]]>fr2008-03-11T23:30:09Z
http://www.aude-wie.biz/article-13056780.html
fr2007-10-14T03:55:04Z
http://www.aude-wie.biz/article-12638747.html
POUR FAIRE PLEURER LES AUTOBUS .......
Tous les Hommes sont immortels et naissent tous au centre du monde. Ils appellent mort l'étape qui consiste à éparpiller les atomes qui les
constituent à travers le cosmos avant une réitération de la métamorphose. Quant à ce qu'ils appellent la conscience, comment pourrait-elle disparaître puisque c'est la conscience ? Nous avons
le droit et le devoir d'être heureux. A A la question fondamentale que se posait Antonin Artaud : A-t-on le droit d'être un homme ? aujourd'hui on peut répondre " oui ". Et quand Guillaume
Apollinaire s 'est interrogé dans son talisman et qu'il a levé le nez au ciel comme Saint-exupéry en déclamant :
" Voie lactée ô sœur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivront nous d'ahan
Ton cours vers d'autres nébuleuses. "
La réponse est oui, oui et oui, mais lui ne le savait pas, nous nous le savons désormais, notre corps à notre mort poursuivra son cours vers
d'autres nébuleuses, notamment la nébuleuse d'Orion qui est une pépinière d'étoiles.
(ainsi la physique rencontre le poétique)
Mais là, je vous parle d'un temps que vous ne pouvez pas connaître, c'était le temps où tous les Hommes avaient le droit de penser parce que chacun
était pourvu de l'outil nécessaire qu'on appelait la filosophie.
Mais un jour un grand malheur arriva, je vous l'assure. Un gars plutôt baraqué vint tenir ce langage : " En vérité, en vérité, je vous le dis ", il ne faut pas dire filosofie, mais philosophie
parce que cela vient du Graique. Tous les hommes restèrent interloqués.
Il poursuivit : désormais pour penser il faudra connaître le Graique. Les Dieux Graiques : Apollon, Parthénon, Arsinoé et plein d'autres, puis les enfants des Dieux : Castor et Pollux, et puis
il faudra connaître les enfants des enfants : Torrey canion, Olympic bravery, Erika et encor plein d'autres jusqu'à la dernière génération, et puis il faudra apprendre la gare de Troyes dans
l'aube du soleil mouvant, les aventures extraordinaires d'Homère et d'Omar, les temples et leurs faubourgs, l'art de lire dans l'avenir dans les saucisses de Francfort, et encor plein de choses
comme la victoire de Samo trace contre Paris Saint Germain par deux buts à zéro et puis la Vénus de Milou dans tintin et la Castafiore " Ah je ris de me voir si belle en ce miroir ! " et puis
encor plein de choses. Nous ouvrirons des écoles que l'on appellera " liçé " parce que cela vient du Graique, pour apprendre tant belles et bonnes choses, comme disait Gargantua.
Pour ceux qui sont anti-graique, que l'on appellera des turcs, ils n'auront droit qu'au élepé où ils apprendront à cirer les godasses et faire de la motocrotte. Les autres qui sauront tout des
Graiques passeront l'épreuve sacrée des Dieux de l'Olympe que l'on appelle bac du nom d'un certain compositeur qui pensait plus à faire des fugues qu'à jouer du biniou Graique, mais
passons.
L'épreuve sacrée des Dieux consistera à réciter par cœur les cent huit façons de cuire les nouilles, ceux là seulement auront le droit de penser.
Voilà, il y aura désormais deux sortes d'Hommes sur terre : il y aura les penseurs (pensaré, pensarum, pansement) qui sauront tout du Graique (surtout le chef Lustucru) qui donc si vous m'avez
bien suivi sert à fixer définitivement l'art des cent huit façons de faire cuire les nouilles. On les appellera " chef " et les autres que l'on appellera public, quidam, anonymes, peuple,
populo, grands couillons, foule électeurs, citoyens, élèves, minus, membre, automobiliste, vacanciers, pêcheur, chasseur, cueilleur, andouille, travailleur, salarié, fonctionnaire, internautes,
abonnés, public, et puis plein de noms que l'on inventera exprès pour eux, comme le doux nom d'effectif. Etre ou ne pas être de l'effectif sera leur unique question. Ils feront ce que l'on leur
donnera à faire et n'auront pas accès à la contradiction pas plus que dialectique ni rhétorique parce qu'ils ne sauront pas le Graique.
Ceux-là, donc, on les dénombrera, les pèsera, les mesurera en mètres, kilomètres, hecto-Pascal, intensité, corpuscule, pression, ils auront une abscisse et une ordonnée et suivront sans se
poser de questions la route fleurie des lois logarithmiques, héliocentriques, de cloches, sérielles, pulsatoires, civiles, commerciales et pénales.
Ils suivront strictement ces lois. Ils n'auront pas d'individualité sauf pour aller en prison ou faire pipi.
Les autres, ceux qui savent qu'ils ne savent pas, qui penseront, donc qui connaissent le graique, on les appellera Dieux vivants. Ils auront dix pour cent de remise chez Darty, le titre de
bienfaiteur de la Patrie, de vainqueur de l'Annapurna, de ministre des tas, de président des Unions Syndicales et sociales des arrondissements et territoires et archipels réunis, Praesidium du
Soviet Suprème, Libérateur du monde, grand timonier, successeur de Saint-Pierre, engendrés et non pas créés, Martyr, Fils du ciel, Caprice des Dieux, Vache qui rit et encor plein de choses
belles et bonnes qui plaisent à Dieu notre sauveur.
" Oui, ne riez pas " dit le gars plutôt baraqué qui parle, parle, parle, si le monde est ce qu'il est comme je vous dis, c'est parce qu'il m'est dicté directement par Dieu le père, le fils, le
cousin, le neveu jusqu'à la quatorzième génération, et Dieu veut qu'il en soit ainsi, en vérité, je vous le dis.
Et ceux qui s'opposeront à sa loi seront des renégats, des va-nu-pieds, des imposteurs, des nihilistes, des fils du Diable, des chômeurs et des essedéefs
Alors, interloqué, chacun rentra chez lui à la place où est la sienne et ce fut un grand malheur pour les uns et un divin bonheur pour les autres.
Alors plus tard on inventa la télé et tout le monde fut content, c'est ce qu'on appelle aujourd'hui l'ère du football, qui se situe comme chacun sait, après le jurassique. Et tout dans la vie
prit un goût généreux, subtil et doux comme du miel. Ceux qui pensèrent ne pensèrent plus, puis que ce n'était plus nécessaire et les autres se vautraient sur le canapé en mangeant des chips
devant la télé. Et l'on a appelé cela l'ère de la modernité et ils oublièrent complètement qu'ils étaient des hommes sauf pour le prêt à penser. Alors, il caquetèrent, piaffaient, aboyaient,
pépillaient et se mirent à marcher à quatre pattes, leurs oreilles se sont allongées, une queue a poussé, et l'on a appelé cela l'évolution. Et, ce n'est que des millions et des millions
d'années après qu'ils se souvinrent que :
Tous les Hommes sont immortels et naissent tous au centre du monde. Ils appellent mort l'étape qui consiste à éparpiller les atomes qui les constituent à travers le cosmos avant une réitération
de la métamorphose…
AUDE WIE /TRIS ZARA
(texte a deux voix et deux mains ! 2002 copy@ MARSOUPIO receuil des GNOU-GNOUS )
Paint Digital BlasPhemy
]]>fr2007-09-26T21:55:52Z
http://www.aude-wie.biz/article-7074277.html
MONSTRES ET MERVEILLES
D'AUJOURD'HUI......
Aujourd'hui sont nées mille roses
dans le jardin d'à côté
merveille de rouge au sang
comme blessures appotéose
sur un champs torturé
mort cachée de tant d'enfants
Aujourd'hui de drôles de choses
pas tres loin de l'autre côté
ont poussé contre des murs brulants
des cris des pleurs qu'on ose
repousser dans les gosiers
avec les mains avec les dents
Aujourd'hui le regard se pose
comme un rêve eclaté
qui s'enfuit dans les voiles du vent
qui se roule et toune et pose
faux comme le geste agacé
comme les notes de l'instrument .
Aujourd'hui le soir me cause
de lendemain ensoleillé
le silence avance patient
mais je ne crois pas et morose
je tape bêtement sur un clavier
sans note , ni clef des champs
Aujourd'hui sous mes paupières closes
mon regard a broyéé
l'image de imonde, du dérangeant
je ne suis pas prince et apose
une vague particule nacrée
au bas des mots excuses d'arguments
Aujourd'hui pendant que le monde s'arrose
de parfums et se vêt
de tapis de chine ou bien d'orient
de vouloir ni plus voir s'enquilose
montent des cris enroulés
sur nos gestes de faux fuyants
Demain sera toujours plus rose
nouvelles vies de ventres eclatés
amour privé amour naissant
se sera autres et grande choses
enfants de demain choyés
sur les cris de mort d'autres enfants
Demain encor poussera la rose
dans le jardin d'a côté
sur des rires des ricanements
enfant qui dans un pleur ose
pour une bosse au front crier
et que sourds encor accourent tant de gens
Aujourd'hui, demain comme clause
vivent milles enfant g^tés
sans yeux sans oreilles transparents
pour des champs du rouge passé rose
oubli des fronts têtus et baissés
contre des murs de sacrifices puants
AUDE WIE
]]>fr2007-09-14T13:42:51Z
http://www.aude-wie.biz/article-6955807.html
Pourquoi j?écris ?Il faut être un peu dingue et un rien malheureuxPour vider sa seringue sur la feuille, l?envieux?Ecrire des conneries qui nous coûtent trop cherCe n?est que poésie, juste pour là vous plaire?Ecrire c?est très bien c?est une terre happyMais ça flingue mon destin, l?encre c?est du dégueulis?Je vomis tout le temps et j?ai un mal d?ancreMe « fixer » dans ce port ce n?est pas redescendre?Et oui je n?ais que ça, vingt six orphelinesQui drivent l?émotion, qui se disent « copines »Elles me draguent tout le temps et j?avoue que je « vrille »Envahis à présent je prends le stylo-bille?Elles me font souffre rire, des lettres, d?illusions?Et chaque fois c?est pire, le poète est un con !Y a de ça trois ans, que je t?ais rencontréPoètes soi-disant, toi t?as dis : « éditez ! »Je reste sous vos ordres et ne suis pas grand-choseUn poète qui porte, l?ambiance via la proseMais j?aurais tant aimé, naître dans l?ordinaireEtre un préposé, facteur ou infirmière ?Et l?art devient cher, on paye à chaque « clic »Des mots comme des larmes, ou l?encre poétiqueJ?assume tout ce drame et je reprends mon « bic »L?avenir est en panne, peut-être pros éthique...........
paint Jim Warren
]]>fr2007-09-14T13:43:04Z
http://www.aude-wie.biz/article-6936821.html
Car les Chambres se souviennent
Ils voyagerons ensemlble ,bien que des terres et des oceans d'improbables les séparent.
Voyages fugaces à un bout de vie, dans un temps que l'on ne définit plus.Voyages qui aboutissent tres invariablement , souvent en départs , mais point d'arrivées.
Mais, cette présence goutte a goute est toujours douloureuse, douleur du désir, douleur de peur de trop ou trop peu d'amour, incertitudes , douleurs parrallèles qui ne feront sans doute jamais mentir les lois de la géométrie ...géometrie des coeurs qui se supperposent des corps qui prennent des poses lacives et s'endorment epuisés, emboîtés de cette peur de perdre un seul moment de la douceur d'un contact souvent si éphémère....toujours ephémère , pour l'amant ou l'amante qui est en demande pendant que l'autre se repose aux draps de bataille, peut-ètre la dernière bataille pour celui qui attend ......
L'amante ou l'amant aspire a une géometrie parfaite revolutionnaire a la hauteur de son 'amour de la passion qu'il donne .
Il aspire à se cacher le visage là au creux du cou de l'épaule , à embrasser un front aux yeux toujours étonnés, à fermer d'un baiser ces paupières, dont les yeux ne lui disent pas l'attente.....alors il baise ces yeux ce visage sans le regarder juste en jouissant du moment.... abandonné.
L'instant ou l'on doute, l'instant du désir de la présence de l'autre, que l'on appelle en son corps et qui n'est pas .....même abandonné dans la chambre aux odeurs de passions , l'amant ou l'amante savent le moment exact ou drapé dans la lumière des ors de l'aubes aux brumes se levant a peine , annonce les prémices d'un dépard non avoué, non dit, pour un retour des plus aléatoire .
Alors devant la fenêtre, qui fait entrer d'autres senteurs ,celui qui reste , regarde avec un minime espoir de retrouvailles , une forme floue qui s'eloigne , remuant tout son être et secouant les brumes de la nuit , il prend une cigarette et rêve sur des volutes bleues :courbe d'une hanche , peau luisante de l'amour, odeurs à corps perdus !
Les yeux dans le vague matin frais, il hume les dernières traces de la chambre complice et se roule dans un manteau de fumée et d'odeurs , d'incertitudes .......ce doute qui l'envahit de perdre tout ces gestes ces cris sourds ces odeurs cette violence si charnelle...il ne peut croire que ce ne fut que passage ..il reste là dans la chambre assis sur le rebord de la fen^tre qui lui apporte milles odeurs milles chants de corps à l'unisson , tant de draps qui lui racontent l'amour , son attende se transforme en desir , desir de retrouver ces gestes si doux et si durs a la fois, il espère là, dans la fumée de sa cigarette une géometrie a l'unisson et s'en conveint......ce soir lorsque la lune sera pâle elle amènera des senteurs espèrées, des passions folles pour un mot qu'il ne dira pas .
Car les mots sont inutiles ......seule compte la présence qu'il sent encor ....Passion a vivre a jouer sans mots supperfus...Car les mots, les mots, n'ont là plus rien a dire .
AUDE WIE
Photos Williams Roops Presenté par Aude Wie
]]>fr2007-09-14T13:42:51Z
http://www.aude-wie.biz/article-6852145.html
MARSEILLE
J'reviens demain ou jamais plusMon bel amour de l'AlcazarMa mort inconnueJ'ai d'avance perdu la mémoireA trop laisser traîner mon coeurSur tant de trottoirsMarseille, ville sans frontièresCité des anges et des démonsRêves de terreAccrochés aux mailles d'un filetArrimés à tous les limonsDe la misèreEt ce jour-là, comme tous les joursLes écailles sanglantes des poissonsLaqués d'écumeMe rappellent un présent trop flouA faire mourir mes dix-sept ansNoyés de brumeQuelques billets, pour un paquetDanger, pour un garçon maquéDrôle de conteBaiser très doux sur front baisséDe Charybde en Scylla, tombé le messager.Et moi MarseilleDans un bar du vieux portPasse-passe confidentielSans regret, sans remordTu vois, MarseilleJe jouais au voyouEt la sueur au couTu m'rendais coup pour coupLe port, la rade et Notre-DameGardienne de nos braves gens, Et de leurs dramesVague bonheur sous le soleilJe veux une vie sans erreurPécheur sans âmeMarseille, je t'aimais mieux hierCar aujourd'hui, tu te protègesDe trop de soleilSous une lamentable bannièreGriffée aux armes d'un destinEn peau de chagrinTête de mouton, thé à la mentheParfums amers, bouches aimantesEt accueillantesComme j'aimais tes seins voilésDe pudeur, d'espoir maquilléeToi, si vivanteEt rue Thubaneau, un hammamVapeur au bleu des mosaïquesCorps archaiquesDerrière un rideau emperléC'est le souvenir d'un ailleursA jamais parfaitEt moi MarseilleDans un bar du vieux portPasse-passe confidentielSans regret, sans remordTu vois, MarseilleJe jouais au voyouEt la sueur au couTu m'rendais coup pour coupJe t'ai quitté un soir de neigeDans l'wagon d'un train oubliéOui, je m'en allaisLà où le vent cach'rait ma douleurMarseille, je t'aimais mieux hierJe t'aimais mieux hierJe t aimais mieux hierJe t'aimais... Je t'aimais
(Paroles de Jean Guidonni Presenté par Aude Wie/RAZA)
]]>fr2007-09-14T13:43:04Z
http://www.aude-wie.biz/article-6798770.html
ESTHETIQUE SUICIDE
Quel est ce jour
où les les rêves se brisent
comme l'écume sur la roche
comme le fil d'une vie ,
Non point une expression
mais la sérénité.
Je ne puis transcrire où les mots conduisent
eclatant aux pensées
dans le tumulte des océans qui grondent
apparrait le doute
intense et sublime bannissant toute vérité.
Marchant, marchant vers l'Ailleurs
c'est un si beau jour de juillet
c'est un si beau jour pour un suicide
c'est un si beau jour.....pour mourrir
aux passions des aubes froides.
Eclatant à la surface des eaux mouvantes
alors je vis apparaître le visage de l'Homme
........un Ami s'en est allé
si sûr que je suis seul maintenant.
Les Âmes déchirées
dans la nuit éternelle
voudraient crier cette nuit
une chansson suicide.
Le temps s'arrête,
L'aiguille est mortelle !
Le froid survient
de part trop de lumière
le brouilard rose s'évanouit
Je veux marcher vers l'Ailleurs...
....à la recherche des mots ...
Sans pourriture sans masque blême
des âmes déchirées précipice d'un esthétique suicide .
Je veux huler une chansson triste
et chercher en touches brêves sur un piano fantome
les notes meurtries et frappées
Pour les ämes déchirées
.....JE VEUX RETROUVER LES MOTS
pour la VIE des Âmes déchirées.
Je hurle les pavés de la mort
je hurle la vie des amis trépassés
.......et entre les pavés mouillés de la ville
..........je cherche des mots comme on fouille une tombe
pour la vie des¨Âmes déchirées
se disperssant sans bruit
dans la nuit noire de la ville carnivore.
Je cherche les mots pour les appeler....ces fantômes d'humain
Amis d'hier sans espoirs
Et je hurle des mots silencieux et sans fin
pour reveiller les rats et les neons ,
les silouhettes a peines perceptibles
se figent tout à coup et se tournent vers moi
........dans le bruit d'un tramway
la lueur blafarde des wagons me renvoie
mon cri :ESPOIR .
Aude Wie
]]>fr2007-09-14T13:42:51Z
http://www.aude-wie.biz/article-6798755.html
fr2007-09-14T13:42:51Z
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UN VIOLON DE PAPIER
Des cerises, des fleuves, des oiseaux me poussent à la gorge avec la pomme d?Adam. Il y a toute l?histoire du monde dans un seul poil de barbe, l?avenir dans un ?uf, une étoile qui meurt dans chaque grain de poussière. Je cogne à coups de mots sur un silence à mille oreilles. À vivre sans adresse j?aurai vieilli moins vite. On ne met pas en laisse le cheval des caresses. Quand un enfant déchire son violon de papier, j?en garde quelques notes au bout de mon crayon, avec les yeux morts des poupées qu?on trahit, les vieilles pommes blessées par l?orgueil d?un ver, les billes abandonnées pour des pièces de monnaie. Il n?y a plus personne qui partage le pain. On vend même ses larmes pour une heure de gloire.
Il n?y a plus personne qui veut être un nuage, un brin d?herbe, une pluie. Plus personne ne rêve d?être un fleuve, une vigne, un lézard. On roule en tombeaux de plus en plus rapides. Il n?y a plus de gares mais des trains pour nulle part. À défaut d?espérance je compte en chantant les poils de mon chat. Les oreilles pleines de fleurs, la langue pleine d?amour, je caresse du doigt la tête chauve des mots. Les deux chiens de mes yeux font japper leurs prunelles.
Je rêve simplement d?une ronde sans fin, d?une encre blanche de lumière, d?une gravitation d?êtres comme un retour de vague. J?ai appris à parler par les caresses d?une mère, les craquements des berçantes. Je m?accroche à la vie comme des concombres s?accrochent aux cailloux pour sortir du jardin. Je guette l?absolu derrière le bruit des portes, un froissement d?ailes, un souffle de chimère, mille animaux marchant vers l?étable du c?ur.
Quand je marche pieds nus mes pieds sont des oreilles. Ils écoutent la terre. Les soirs d?orage je laisse les farfadets dormir sur ma langue. La mer habille le squelette du sable avec la peau de l?eau, la peau de l?air et celle du soleil. La ligne d?horizon est une gare lointaine, une flèche de silex taillée en pointe, une glissoire sans fin pour les rêves d?enfant. Il m?arrive de parler en langue de fourmi, en pouce de bébé, en laine ou en galet. Il m?arrive de dormir en boule de neige ou en cuillère. Nos yeux se touchent dans les choses qu?ils voient. Les pains se parlent d?une bouche à l?autre. Le vide parfois sert de passerelle au plein.
Quand les mots retournent au silence, ils se cognent aux meubles et renversent les verres. Les bouts de phrase sont des gestes en suspens, des baisers qu?on retient. Les bouts de phrase cherchent la main qui manque. Ils poussent le regard au-delà de nous-mêmes. L?encre sur la page se répand dans la tête et pousse sur la vie. Ce n?est pas la distance qui sépare les hommes, c?est le centre qui manque. Je questionne la mort pour que la vie réponde.
L?enfant quand il dessine retient le soleil à deux mains pour ne pas qu?il s?efface. Il tient le cerf-volant pour ne pas qu?il s?envole. Quand j?écris je m?accroche à l?espoir. Je suis comme le trèfle cherchant la chance même en hiver, les petites feuilles frileuses faisant signe au soleil. Quand le soleil tombe, quand la lune se tait, quand les nuages boudent, quand le silence de le neige enlève son bâillon et les montagnes descendent, apportez vos gazous, vos timbales, un violon de papier, du hautbois, du basson, apportez vos couleurs et vos rebecs d?oiseaux, la musique parfois tient le décor debout.
Jean-Marc LaFrenière Presenté par Aude WIE
]]>fr2007-09-14T13:43:04Z